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FO Transports : ''la crise économique sert trop souvent de prétexte pour licencier"
En ce jour de grève générale, le Flash Transport a interviewé Gérard Martinez qui succède le 21 mars à Gérard Apruzzese à la tête de FO Transports lors du congrès du syndicat. Selon lui, des patrons routiers prendraient la crise comme prétexte pour régler leurs comptes. Le nouveau secrétaire s'annonce très combatif.

Les syndicalistes de FO Transports sont très mobilisés en ce début 2009 © DR
Le Flash Transport : Monsieur Martinez, quel a été votre parcours avant d'arriver à la tête de FO Transports ?
Gérard Martinez : Je suis adhérent FO depuis décembre 1982. J'ai toujours été dans le transport. On peut même dire de père en fils, puisque mon père était déjà traminot et syndiqué FO dans la même entreprise que moi, les transports en commun de Lyon où je conduisais des bus.
Vous lui devez un certain goût de la lutte sociale ?
Oui, un goût qui s'est renforcé lorsque j’ai fait partie de l'Union syndicale des transports du Rhône, puis quand j’ai fait équipe avec Gérard Apruzzese pendant des années dans l'ensemble des secteurs de la fédération.
Que pensez-vous de la situation actuelle dans les transports ?
La situation économique nous fait repenser l'ensemble du social dans ce secteur. La fédération va d'ailleurs prendre position, pendant notre congrès qui commence à Nîmes, en faveur de l'emploi et de la relance. Nous allons dénoncer le chômage masqué, non-dit.
Selon vous, certains se servent de la crise ?
Oui. Y'en a marre du prétexte de la crise économique ! Celui-ci sert trop souvent pour licencier en montant des dossiers pour faute grave. Sous couvert de difficultés de trésorerie, certains patrons en profitent pour effectuer de véritables règlements de comptes, c'est indéniable. Ou réaliser des départs négociés, dans le meilleur des cas.
Mais beaucoup d'entreprises connaissent de réelles difficultés, c'est indéniable ?
Oui, mais il y a aussi un discours stéréotypé qui ne passera plus avec nous. Les gains de productivité ne vont jamais dans la poche des salariés. Alors, en cas de problème, ce ne sont pas toujours les salariés qui doivent payer l'addition. Halte à la politique de l’autruche ! Il faut cesser d’étrangler les gens et d'apurer les comptes personnels en prétextant la crise.
Comment réagissez-vous à cela ?
Nous avons déjà mis plusieurs dossiers aux prud'hommes. Nous faisons tout pour éviter les plans sociaux. En alertant le ministère, par exemple. Certains faits qui pourraient juste donner lieu à un blâme en temps normal, aboutissent aujourd’hui à un entretien préalable, aussitôt suivi dans la foulée d'un licenciement. À nous de faire entendre un bon coup de gueule sur ce sujet.
Vous allez y réfléchir pendant le congrès ?
Oui, le congrès va décider comment nous allons faire les gros yeux au patronat, en toute transparence. Nos résolutions donneront lieu à des feuilles de route par secteur : elles seront amendées puis publiées en direct sur notre site fédéral. Ainsi, chaque salarié, syndiqué ou non, connaîtra notre position, motion par motion.
Vous paraissez très déterminés à vous faire entendre ?
Oui, vous entendrez cela lors de notre discours de clôture, qui sera bien calé : vous connaîtrez nos motivations… et nos revendications. Il n'y a pas que le secteur de l'automobile ou l'industrie en général qui sont impactés par la crise : le transport routier l'est aussi. Et on ne parle pas suffisamment des routiers !
Les dernières réactions :
Date : 25/03/2009 de Visiteur
Bonjour, nous sommes une famille de chauffeurs routiers : mon gendre, mon mari viennent de perdre leur emploi en CDI. Pourtant ils ont parcouru l'Europe entière ils recherchent, en vain, un emploi sur la Bretagne et meme en dehors pour du transport international. Les entreprises de transport pourtant anciennes mettent la clé sous la porte, des centaines de chauffeurs routiers se retrouvent sans emploi. En ce qui me concerne, je passe mon SPL à la demande de mon patron, je tiens à cet emploi. Mais le perdrai peut-être à cause d'une quille touchée au plateau ou d'une mauvaise réponse. La Bretagne est une région sinistrée et le gouvernement ne parle que de taxe, il a aidé les banques, le bâtiment, mais ne propose rien aux professions du transport. Sans compter les projets de rail-route qu'il veulent nous mettre en place. Je suis desespérée et scandalisée. Nous voulons retourner sur la route, ce métier nous l'aimons, il nous fait vivre, payer nos crédits, nos impôts et consommer. Il faut que le gouvernement abandonne l'ecotaxe et aide le transport routier.
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AU 1ER TRIMESTRE 2012
605 entreprises du TRM en redressement, liquidation judiciaire ou procédure de sauvegarde au 1er trimestre 2012. Source Coface.
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"Défaillances d'entreprises : la tendance repart à la hausse" (N°2642 du 27/04/2012 - accès abonnés)

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