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ROUTE 14/01/2019

80 km/h : une mesure indolore pour les transporteurs routiers

Dans une réponse écrite, le ministère de l’Intérieur indique que la mesure d’abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h ne génère pas d’effets indésirables pour les transporteurs routiers. Notamment, elle n’accentue pas l’effet de peloton et n’allonge pas les temps de transport.

Interrogé sur les conséquences pour les transporteurs routiers de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h, notamment l’accentuation de l’« effet de peloton » et l’allongement des temps de transport, le ministre de l’Intérieur a apporté, dans une réponse écrite, les précisions suivantes :

« L'expérimentation d'abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h réalisée entre juillet 2015 et juillet 2017, fixant ainsi une vitesse maximale autorisée identique pour tous les véhicules, légers comme poids-lourds, a donné comme résultats que cet abaissement n'entraînait pas d'effet de peloton, c'est-à-dire d'embouteillage derrière les poids-lourds. Elle a montré que cette disposition permet un meilleur respect des distances de sécurité, et que les poids-lourds eux-mêmes diminuent également légèrement leur vitesse. »

Il ajoute que : « L'État n'envisage pas d'indemniser les sociétés de transport afin de compenser l'éventuel allongement du temps de transport, qui n'est en réalité qu'infime. (…) Par ailleurs, la réduction des vitesses permet des économies de carburant, dont les sociétés de transport seront les premières bénéficiaires. »

Enfin, le ministre rappelle que : « Le Gouvernement a développé des partenariats avec de nombreuses entreprises dont les salariés sont sur la route, afin que les employeurs prennent des engagements en faveur de leur sécurité. Cet appel des sept engagements, lancé par le ministre du travail et le ministre de l'intérieur le 11 octobre 2016, et accessible sur le site http://entreprises.routeplussure.fr/, comporte l'engagement suivant : “Nous, dirigeants d'entreprise, nous n'acceptons pas le dépassement des vitesses autorisées : Nous nous engageons à ne jamais placer un salarié dans une situation l'obligeant à commettre un excès de vitesse pour remplir ses missions.” À ce jour, plus de mille entreprises ont signé ces engagements, au bénéfice de près de trois millions de collaborateurs sur la route. »


Source : Rép. min. à QE no 06303, JO Sénat Q. 27 déc. 2018

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