La branche fret de la SNCF en recul de 19%
Dans un communiqué publié le 11 mai, la SNCF annonce pour le 1er trimestre 2009 un repli de chiffre d'affaires de 7,5% pour le groupe. La plus forte dégradation est celle de la branche Transports & Logistique qui fait - 19%.

La crise affecte particulièrement FRET SNCF dont le déficit risque de flamber en 2009 © DR
Le chiffre d'affaires (CA) du groupe SNCF s'est établi à 5,6 milliards d'euros au premier trimestre 2009, contre 6,1 milliards sur la même période de 2008, soit une baisse de 7,5%.
La branche SNCF Proximités (TER) est la seule à afficher une progression (+ 2,7%). Toutes les autres reculent : -2,3% pour SNCF Voyages, -0,3% pour Infrastructures et Ingénierie, mais, surtout, -19% pour la branche Transports et Logistique dont le chiffre d'affaires régresse de 2 milliards d'euros en 2008 à 1,7 milliard cette année.
Un paradoxe
L'essentiel de la dégradation est dû à la diminution des activités de Fret SNCF qui, selon le quotidien Les Échos, auraient connu des pertes de trafics allant jusqu’à 45% ou 50% dans l'automobile.
La même source, citant des documents internes à la SNCF, évoque l'hypothèse d’une augmentation des pertes de Fret SNCF à 600 millions d'euros sur l'ensemble de l’année 2009, contre 350 millions d'euros en 2008.
Si un tel niveau de pertes se vérifiait, la situation de Fret SNCF pourrait paradoxalement être clarifiée, une bonne fois.
Redresser le wagon isolé
L'État ne peut plus intervenir au risque de transgresser la législation européenne. L'activité "wagon isolé", à l’origine de l’essentiel des pertes de Fret SNCF, sera d’autant plus difficile à redresser en sortie de crise qu’elle est en concurrence directe avec un transport routier, en surcapacité, dont les prix de vente ne cessent de chuter.
Depuis des mois, le patron de la branche, Pierre Blayau, essaie de vendre aux pouvoirs publics l’idée que l’avenir de Fret SNCF passe par la déclaration "d’intérêt général" de l’activité wagon isolé. Cela permettrait à l'État de mettre la main à la poche pour maintenir un service dont les industriels ont besoin. Mais le voudra-t-il ou le pourra-t-il ?
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Les dernières réactions :
Date : 15/05/2009 de Lionel
Je suis d´accord sur ce que vous avez écrit. Cependant d´expérience, ce qui dissuade le plus les transporteurs de faire du rail-route, c´est le risque de grève. Pour le reste, c´est quand même intéressant de pouvoir faire un Lille-Toulouse en 12 heures ou presque.
Date : 15/05/2009 de Laurent
Le wagon isolé est exploité comme il y a 50 ans. il n'a pas bénéficié des évolutions technologiques. De plus, le réseau a été tellement contracté qu'il n'a plus de masse critique. La SNCF a agi de la même manière avec les trains régionaux sauvés par les conseils régionaux. Donner de l'argent à la SNCF ne servirait à rien comme les trains de nuit seront revitalisés par la Deutsche Bahn d'ici à quelques années. L'erreur, c'est la SNCF et pas seulement les grèves. Sa direction est complètement à côté de la plaque et ne voit que par le TGV.
Date : 15/05/2009 de mimilapetitesouris
Les routiers n'ont jamais payé le coût réel de l'infrastructure sur laquelle ils circulent. Un problème à maintenir si l´on veut que les entreprises de transport routier continuent d'exister.
Date : 15/05/2009 de Lionel
Le transport routier fait une sorte de "concurrence déloyale" au transport ferroviaire. Les routiers ne sont jamais en grève. Un problème à résoudre si l´on veut que le transport combiné (rail-route) puisse se développer...

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587 entreprises du TRM en redressement, liquidation judiciaire ou procédure de sauvegarde au 2e trimestre 2010.
Source Coface
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