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Bolloré-Progosa : un ancien cadre de Progosa emprisonné au Togo
Le conflit entre Jacques Dupuydauby et Vincent Bolloré pour le port de Lomé a trouvé un tragique épilogue avec l'emprisonnement au Togo depuis le 20 octobre de Christian Broutin, ex directeur général de Progosa.

En récupérant le terminal de Lomé, le groupe Bolloré replante ses jalons dans l'Ouest africain, mais à quel prix ? © Fotolia
Selon le groupe Bolloré, après la décision de la cour d’Appel de Lomé lui donnant raison le 26 mai contre Progosa (voir encadré), les magistrats togolais se sont vus remettre les archives de deux filiales de Progosa, SE2M et SE3M, et ont décidé de poursuivre ses responsables. Jacques Dupuydauby parti en Espagne, ils se sont retournés contre le dernier représentant de la société au Togo, Christian Broutin, directeur général de Progosa au Togo. Le 20 octobre 2009, celui-ci a été emprisonné dans une prison de Lomé, où il demeure toujours.
Pour le groupe Bolloré, "cette décision est du ressort de la justice togolaise qui poursuit ses actions. Elle suit son cours. Au total, le groupe a dépensé 20 millions d'euros de frais de procédures pour récupérer ses actifs au Togo et au Gabon."
Une "prise d'otage" selon la défense
Pour la partie opposée, l’analyse diffère. Elle a du mal à penser que le Togo demeure un État de droit. Quant aux archives, le groupe Progosa se défend de toute évasion mais fournit les documents d’un vol par des "gendarmes togolais", selon un rapport fait par la société de gardiennage qui disposait des archives de la société au Togo.
L’épilogue de cette affaire, avec notamment l’arrestation et l’emprisonnement de Christian Broutin apparaît donc abusif. L’ancien directeur général a démissionné de son poste au Togo. Il était employé par une société allemande et n’avait plus aucun lien juridique avec Progosa. "Son emprisonnement est une prise d’otage", pour la défense.
Le développement du réseau portuaire du groupe Bolloré
Ce dossier prend aussi une dimension économique majeure. Lors de son arrivée sur le port en 1999, la société Progosa traitait quelques 25 000 EVP par an. En 2008, le trafic a atteint 250 000 EVP, soit une multiplication par dix en neuf ans. Une réussite qui tient d’une part aux investissements faits par la société Progosa et d’autre part, aux caractéristiques nautiques du port. Avec la crise ivoirienne, les chargeurs des pays enclavés ont dû chercher de nouveaux débouchés maritimes et modifier les circuits logistiques afin d’éviter les terminaux d’Abidjan. Ils se sont tournés vers d’autres ports. Et dans cette concurrence, le port de Lomé a su tirer profit de sa position nautique et géographique.
Les choses sont allées plus loin. Lorsque Vincent Bolloré a perdu la concession du port de Dakar au profit de DP World. Quand en Côte d’Ivoire, San Pedro, second port du pays, est revenu entre les mains de Getma et de MSC, la situation est devenue plus concurrentielle. En récupérant et le terminal de Lomé et celui de Libreville, le groupe Bolloré replante ses jalons dans le portuaire ouest africain. Avec Abidjan, Douala, Tema, Lomé, Libreville, Cotonou, Lagos-Tin Can et Pointe Noire, le groupe dispose d’une offre majeure, face à ces concurrents, dans le portuaire ouest africain.
Il appartient maintenant au groupe de Vincent Bolloré de développer ses outils en investissant. "Nous y réfléchissons pour le port de Lomé", indique un responsable du groupe qui confirme une prochaine modernisation des équipements.
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Bolloré vs Progosa : rappel des faits Le 26 mai 2009, la Cour d’Appel de Lomé a confirmé le jugement en première instance donnant raison à la société Bolloré. Les actifs des sociétés SE2M et SE3M filiales de Progosa, en charge de la gestion du terminal à conteneurs du port de Lomé sont gérés par Pascal Coty, dirigeant du groupe de Vincent Bolloré. "Cette procédure n’est qu’une partie des différentes actions que nous avons mené à l’encontre de Jacques Dupuydauby", explique un responsable de la société Bolloré. |
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605 entreprises du TRM en redressement, liquidation judiciaire ou procédure de sauvegarde au 1er trimestre 2012. Source Coface.
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"Défaillances d'entreprises : la tendance repart à la hausse" (N°2642 du 27/04/2012 - accès abonnés)

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