webleads-tracker

Boutique transport Logistique
logo Bulletin des Transports et de la Logistique
09/12/2009

Réforme portuaire : la cession d'outillages au privé avance

Les négociations menées entre les grands ports maritimes et leurs opérateurs privés locaux ont été presque toutes validées par la Commission nationale d’évaluation (CNE) de cession d’outillages. Quatre appels à projets sont déjà programmés.

À l’issue des négociations de gré à gré, plus de 90% des lots proposés par les grands ports maritimes (GPM) ont fait l’objet d’offres de reprises examinées par la Commission nationale d’évaluation (CNE) de cession d’outillages portuaires depuis fin octobre 2009. La CNE n’a plus qu’à rendre des avis pour les ports de Nantes Saint-Nazaire, où le terminal de Nantes Ville n’a fait l’objet d’aucune candidature, et à achever ceux du Havre. En suspens également, le terminal de Mourepiane à Marseille. La Commission a demandé un complément d’informations sur la proposition d’Intramar, détenu à 51% par CMA CGM et DP World via Port Synergy, suite à la prise de participation annoncée par le GPMM dans son capital.

Sur les 21 dossiers examinés à ce jour par la Commission, seul celui portant sur la reprise des équipements du terminal à conteneurs Graveleau à Fos n’a pu aboutir : les manutentionnaires locaux Seayard, appartenant à APMT et Sealogis (SNCF Participations), et Eurofos, autre filiale de Port Synergy, n’ont pas trouvé de terrain d’entente. Au pire, l’autorité portuaire phocéenne pourra garder au terminal Graveleau la propriété de ses outillages, leur gestion et leur maintenance pendant cinq ans à l’aide d’une filiale ad hoc, avant de pouvoir relancer un nouvel appel à projets.


Quatre ports bouclés

Ailleurs, toutes les propositions issues des négociations de gré à gré ont été validées. Depuis fin octobre, 19 avis favorables ont ainsi été rendus à La Rochelle, Rouen, Bordeaux, Dunkerque, Fos et Le Havre.

  • À La Rochelle, les terminaux de Chef de Baie, Bassin à flot et Môle d’escale Ouest, l’offre de la Cogemar filiale de SDV LI a été actée. Faute de candidats, le Môle d’escale Est et l’Anse Saint-Marc feront l’objet d’un appel à projets sous la conduite du GPMLR.
  • À Rouen, Surveyfert est retenue sur le Bassin aux bois-amont et le Terminal 2 à Honfleur. Doublée également pour la Société Normande de Manutention, autre filiale de SDV LI, aux terminaux vracs solides (TVS Carue), et conteneurs/marchandises diverses aval.
  • À Bordeaux où un lot unique regroupant trois sites était proposé, l’offre faite par la société commune créée par Sea-Invest et Balguerie a été validée.
  • À Dunkerque, la gestion des terminaux multivracs, de Grande-Synthe ainsi que des quais Freycinet 11 et 12 revient à une société commune, en cours de création, entre Seabulk et Barra avec participation minoritaire du GPMD. Sur le Terminal du quai de l’Escaut,l’offre de la société éponyme (Société du Terminal de l’Escaut) est confirmée comme celle émise par Dewulf-Cailleret sur le Terminal du quai Freycinet 13.


Le Havre et Fos

À Fos, la proposition du manutentionnaire Carfos a été approuvée pour le terminal des Tellines. Carfos est également retenu sur le Terminal minéralier.

Au Havre enfin, les avis de la Commission sont délivrés de façon progressive. Dans l’immédiat, le Terminal de Normandie a été décerné sans surprise à la Société d’Equipement du Terminal de Normandie, déjà propriétaire des outillages nécessaires à son exploitation. Sans surprise non plus, le transfert des terminaux de l’Europe et des Amériques à la Société Générale de Manutention Portuaire (GMP), également propriétaire de la plupart des outillages sur ces deux sites. L’organisation sous commandement unique pourra être déployée "avant la fin du premier trimestre 2010", selon le souhait de Dominique Bussereau.

 

Grincement syndical

Côté syndicats, on estime que les promesses faites ne sont pas tenues en termes d’emplois, de trafics et d’investissements. Forte de la mobilisation obtenue lors de la grève du 6 novembre 2009, la FNPD a demandé aux agents de la manutention de passer une nouvelle fois à l’action. Il s’agissait de refuser, à compter du 17 novembre, les heures supplémentaires et au moins deux shifts de nuit par semaine. Par cette action toujours en cours, le syndicat exige "des réponses concrètes sur le développement de l’activité portuaire sur l’ensemble des ports, l’emploi direct et indirect, la pénibilité, l’extension de la convention collective nationale aux ports de pêche et fluviaux, et sur l’investissement financier du gouvernement pour soutenir l’activité portuaire et préparer la reprise".

© Tous droits réservés

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter ici. »

-
              Réforme portuaire : la cession d'outillages au privé avance
Un terminal minéralier à Marseille. © GPMM
Wolters Kluwer France
Autres portails métiers Wolters-Kluwer France :