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Conflit des routiers : Bussereau propose des états généraux du transport
En ouvrant les négociations sur les salaires avec le patronat et les syndicats du transport routier le 9 décembre, Dominique Bussereau a proposé d'organiser des "états généraux du transport" en 2010. Les interviews des syndicats salariés du TRM (ci-dessous).

Deux médiateurs (Martial Bellon à g., Hervé Nadal à sa droite) autour de Dominique Bussereau, le 9 décembre lors du premier round de négociations sur les salaires du © N. A.
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Les syndicats des quelque 500 000 salariés du transport routier de marchandises ont appelé à la grève à partir du 13 décembre au soir, notamment pour obtenir des hausses de leurs salaires et de leurs frais de déplacement.
Dès l'ouverture des discussions le 9 décembre en vue d'éviter ce blocage à la veille des fêtes de fin d'année, le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a proposé l'organisation "d'états généraux du transport" au premier semestre 2010 pour mettre à plat l'ensemble des problèmes, ont indiqué plusieurs syndicalistes.
Réformer la convention collective
Ces états généraux, qui se tiendraient sous l'égide du ministère, comprendraient "trois piliers : social, environnemental et économique", a indiqué Gérard Martinez, secrétaire général de FO transports. Avec pour objectif "une refonte de la convention collective qui est obsolète", selon le secrétaire d'État cité par FO.
Les chargeurs viendraient eux aussi autour de la table, a indiqué Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT des Transports. Les états généraux aboutiraient notamment à "une réforme complète de la convention collective", a-t-il dit en se félicitant de cette "bonne nouvelle". "Enfin, on va se pencher sur la réalité du transport en France", a-t-il ajouté. "À voir", s'est contenté de déclarer M. Martinez.
10 euros de l'heure
Les discussions du 9 décembre devaient se concentrer sur les salaires et les frais de déplacement. Elles ont débuté dans "une ambiance tendue", selon FO.
Pour éviter la grève, il faudrait que "d'ici à vendredi 11 décembre matin au plus tard, un accord soit paraphé par l'ensemble des organisations syndicales sur les salaires et les frais", a souligné M. Martinez. Selon lui, "il n'y a pas de nouveauté" de ce point de vue côté patronal. Les organisations patronales proposent des hausses se situant généralement aux alentours de 1,5% à 2%.
Les syndicats réclament le passage à un salaire de 10 euros brut de l'heure pour les coefficients les plus élevés (contre 9,25 actuellement selon la CFTC), 4% de hausse pour les cadres, 4% pour l'augmentation des frais de déplacement et un treizième mois pour tous.
"Une femme de ménage, aujourd'hui, c'est 12 à 15 euros de l'heure. Un chauffeur routier, c'est 9,16 euros. Quand on demande 10 euros, ça n'a rien de délirant", a lancé Bernard Jubin (CFE-CGC). Selon lui, les routiers forment désormais "un sous-prolétariat" (écouter son interview). Selon plusieurs syndicalistes, les trois médiateurs nommés par Dominique Bussereau ont proposé des hausses de salaires de 3% et de 4%, selon les coefficients horaires, et de 2% pour les frais de déplacement, comme base de négociation.
"L'État va devoir mettre la main à la poche"
Côté patronal, le président de la Fédération des entreprises de Transport et Logistique de France (TLF), Philippe Grillot, a répété qu'"il va falloir que l'État mette la main à la poche". Les négociations doivent réunir "trois piliers: les organisations patronales, les organisations syndicales et l'État", a-t-il souligné.
"Il faut que le gouvernement change, bouge, tienne ses promesses", a déclaré la présidente de l'Unostra, Catherine Pons, avant le début des négociations.
Le 8 décembre, l'ensemble des organisations patronales avaient insisté sur la nécessité d'un engagement de l'État pour les aider à éventuellement "faire un pas" lors des négociations.
Les interviews des syndicats de salariés du TRM
Bernard Jubin, CFE-CFC
Gérard Martinez, FO
Maxime Dumont, CFDT
Patrick Vancraeyenest
Thierry Douine, CFTC
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Consultez notre dossier spécial états généraux du transport routier |
Les dernières réactions :
Date : 09/12/2009 de Visiteur
messieurs les routiers,
Je vous tire mon coup de chapeau : ne vous laissez pas faire battez-vous pour votre métier car il est important et surtout les entreprises ont besoin de vous. Il faut que votre métier sois reconnu
je vous donne tout mon soutien et encore bravo
une visiteuse

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