- Actualités
- Dossier spécial: états généraux du transport routier
- Dossier spécial: écotaxe poids lourds
- Dossier : les trafics 2010 des grands ports maritimes métropolitains
- Dossier : les résultats 2010 des principaux opérateurs de transports
- Infos pratiques
- Forums
- Sondage
- Les blogs
- Ports du monde
- Redressements, liquidations judiciaires et procédures de sauvegarde
La gouvernance du groupe CMA CGM mise en question
Tandis que CMA CGM attend toujours la ligne de liquidités de 500 millions d'euros promise par les banques, le quotidien Libération du 8 janvier fait état de mauvaises opérations financières passées par la famille Saadé.

Jacques Saadé, fondateur et président de CMA CGM jusqu'à une récente réorganisation de la gouvernance.
- CMA CGM doit mettre en place une nouvelle gouvernance(05/01/2010)
- CMA CGM : les créanciers demandent le retrait de Jacques Saadé(06/11/2009)
- Un fonds public va entrer au capital de CMA CGM(04/12/2009)

+ Sur le même thème
Dans son édition du 8 janvier, Libération explique par le menu comment en 2008, CMA CGM a perdu près de 900 millions de dollars (624 millions €) en spéculant sur les évolutions tarifaires des soutes. Si dans un premier temps, il s’agissait de se couvrir à terme contre les fluctuations du prix des soutes, compte tenu des gains dégagés, CMA CGM se met à jouer sur le marché des dérivés.
Tout va pour le mieux jusqu’au moment où, contre toute attente, le marché se retourne en juillet 2008. La compagnie perd ainsi environ 860 millions de dollars. "La CMA CGM, qui confirme nos informations, s’est ainsi privée de la réserve d’oxygène qui lui aurait été nécessaire aujourd’hui pour tenir à distance ses créanciers et faire face à des engagements financiers colossaux", écrit Libération.
Le nantissements des actions demandé par les banques
Interpellée, la direction de la communication de la compagnie nous a précisé que ceci est une affaire ancienne et que CMA CGM, comme ses concurrents, a perdu de l’argent sur sa couverture à terme.
Le quotidien s’est également intéressé aux multiples sociétés contrôlées plus ou moins directement par Jacques Saadé.
Mais l’essentiel est ailleurs : en échange d’une rallonge de 500 millions d'euros encore à débloquer (juste de quoi passer l’hiver le sauvetage devant être complété au printemps par une augmentation de capital), "elles (les banques) ont réclamé le nantissement des deux tiers des actions CMA CGM. En cas de défaut de paiement, elles deviendraient propriétaires".
Stratégie d'encerclement ?
Le nantissement des titres nous a été confirmé le 12 janvier par le service de communication de la compagnie, d’autant que le site d’informations financières Wansquare précisait le 29 décembre que le nantissement portait sur 67% des titres détenus par la famille.
Sans mettre en doute les qualités professionnelles des deux journalistes de Libération, ces articles semblent tomber juste au bon moment ; au moment, où il serait de bon ton pour l’actionnaire très majoritaire de ne pas mettre de bâton dans les roues de Philippe Soulié, le nouveau directeur général appelé par les banques. Que Jacques Saadé prenne de la hauteur, mais pas de stratégie d’encerclement autour du nouveau d.g.
|
La CFDT au secours de CMA CGM Un communiqué du syndicat maritime CFDT de Normandie explique que le syndicat a appris le 12 janvier que CMA CGM n’avait toujours pas reçu la ligne de liquidité "qui devait leur être accordée par les banques" malgré les réponses positives apportées aux "exigences" de ces dernières. La compagnie "ne peut plus se permettre d’attendre plus longtemps que les banques honorent leurs engagements". La CFDT "attend de l’État qu’il fasse tout son possible pour débloquer cette situation qui n’a que trop duré. Au cas où nous n’aurions pas l’assurance que les fonds soient versés à CMA CGM avant la fin de la semaine, notre organisation syndicale attentera des actions : blocage des ports et barrages routiers". |
|
Pour vous abonner au Journal de la Marine marchande, cliquez ici |
Les dernières réactions :
Date : 25/01/2010 de sergent garcia
Le cadeau de Chirac, c'est une chose mais n'oublions pas qu'il a peut être contribué à sauver la CGM dont personne ne voulait à l'époque...
Chez CMA CGM les marins ne sont plus français, pas plus qu'ils ne le sont chez maersk hapag lloyd ou msc. Je le regrette comme toi.
Aujourd'hui, le "cadeau" des banques n'est pas destiné à Saadé mais à sauver les 4000 emplois français.
Et n'oublions pas que si le monde est en crise depuis 18 mois, c'est peut être un peu de la faute des banques, tu crois pas?
Maintenant Saadé a une part de responsabilité c'est clair et on ne peut pas laisser une entreprise "familiale" employer 20000 personnes: bien trop dangereux! La preuve...
Amicalement
Date : 18/01/2010 de zorro
La CGM (ex Transat, cie mixte, Messagerie Maritime ect...) a été un superbe cadeau fait par le gouvernement (Chirac à l'époque, il habite chez qui ?) à la famille Saadé. Aujourd'hui, il n y a plus de marins, officiers francais, alors que nous sommes historiquement un pays de navigateurs, le pavillon de complaisance (emplois à bas coût) a été le moteur de gestion de la CMA CGM et on continue à faire des cadeaux à ces personnes par le biais des banques.

Les états généraux
du transport routier

L'écotaxe poids lourds
DÉFAILLANCES D'ENTREPRISES
478 entreprises du TRM en redressement, liquidation judiciaire ou procédure de sauvegarde au 3e trimestre 2011. Source Coface.
- Consulter la liste (accès abonnés)
- Lire le dossier de L'Officiel des Transporteurs
"Conjoncture économique et bilans financiers : la reprise puis la rechute" (N°2617 du 28/10/2011 - accès abonnés)

Le blog de Natalie Grange

Le blog de Bus&Car
INFOS PRATIQUES
Jours d'interdiction de circulation des poids lourds, réseau routier soumis à la future éco-redevance poids lourds, grille des salaires du transport routier de marchandises, etc.



Imprimer
Abonnement flux RSS











