Les manutentionnaires dénoncent les déclarations inexactes des conteneurs
Les manutentionnaires internationaux sont préoccupés par les déclarations qui sous-estiment souvent le poids réel des conteneurs. Et estiment que c'est aux agents économiques de trouver une solution.

Les chargeurs et les groupeurs ont l'obligation de fournir une information exacte sur le poids des marchandises. © DR
- Sécurité maritime : la "désinvolture", un facteur majeur d'accidents(09/09/2009)

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Lors de sa 59e réunion au siège de l'Organisation mondiale du travail à Genève, le comité spécialisé dans la sécurité (International Safety Panel) de l'International Cargo Handling & Coordination Association (ICHCA) a consacré un temps certain à un problème qui préoccupe à la fois les manutentionnaires et les transporteurs maritimes.
Le communiqué de l'ICHCA souligne qu'il y a aujourd'hui une forte préoccupation relative aux déclarations inexactes des poids des marchandises empotées dans les conteneurs. Et le comité spécialisé souhaite rappeler que les chargeurs et les groupeurs ont l'obligation de fournir une information exacte. "Quoique l'étendue du problème ne soit pas exactement connue, le rapport sur le MSC-Napoli (probablement celui de la MAIB ; ndlr) indique clairement que si le poids réel d'un certain nombre de conteneurs chargés en pontée est sous-déclaré, la stabilité et même la sécurité du navire peuvent être affectés. Le MSC-Napoli transportait un nombre considérable de conteneurs dont le poids avait été sous-estimé".
Un certificat de pesage
Les 70 experts formant le comité spécialisé estiment que les chargeurs doivent être pleinement conscients de leurs obligations et que, idéalement, c'est au moment du booking que le poids réel doit être enregistré par la compagnie.
En outre, les terminaux et les transporteurs "devraient décider ensemble" s'il est besoin de vérifier le poids des conteneurs, et si oui, comment. Certains ont suggéré qu'un certificat de pesage accompagne le conteneur dès qu'il rentre sur le terminal ; d'autres, que son poids soit vérifié sur le terminal par un moyen ou un autre. Le comité a "très clairement déclaré que la meilleure solution au problème serait trouvée par la chaîne de transport elle-même".
L'autre grande catégorie de déclarations inexactes concerne les marchandises classées dangereuses. Depuis la mise en œuvre du 34e amendement du code IMDG, au 1er janvier 2010, les salariés "terrestres" doivent être obligatoirement formés au traitement de ces marchandises, rappelle le comité. Cela passe, en premier lieu, par la formation des salariés des chargeurs et la vérification de la réalité de cette formation. Le comité recommande à l'ICHCA de rappeler ces vérités premières dans ses newsletters.
D'autres thèmes abordés
D'autres thèmes ont été abordés durant cette réunion en matière de manutention de conteneurs, sécurité d’exploitation des grues, cargaisons de bois chargés en pontée ; etc. Une présentation des principales conclusions du programme Lashing@sea relatif aux réels efforts subis par les grands porte-conteneurs a également été faite aux gestionnaires de terminaux.
Lire la suite dans le Journal de la Marine marchande n° 4709

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