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Stef-TFE : la production Transport réorganisée
Le climat est à la prudence chez Stef-TFE qui enregistre une quasi stagnation du chiffres d'affaires Transport au premier semestre 2010 du fait de la pression tarifaire. Le groupe poursuit donc sa gestion serrée des coûts d’exploitation.

Les volumes traités par le groupe de transport frigorifique sont en augmentation au premier semestre 2010, mais les recette stagnent. © DR
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Sur les 985 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé réalisé au premier semestre 2010, le pôle Transport France de Stef-TFE pèse pour 508 millions. Soit une hausse minime de 0,6% par rapport aux revenus de 2009 sur la même période (505 millions €). Cette augmentation à la marge s'avère paradoxale.
Exploitant environ 2 000 véhicules en propre et comptant autant de sous-traitants, Stef-TFE a constaté une hausse des tonnages traités dans ses réseaux, de 3,8%. Les niveaux de consommation de produits alimentaires (hors produits carnés) retrouvent leur niveau stabilisé, après une année 2009 morose. De plus, dans le chiffre d'affaires, les revenus de l'indexation gazole représentent 2,7%, bien supérieurs à ceux perçus en 2009 (1,7% du CA). En 2010, Stef-TFE a construit son budget sur un gazole à 0,90€/l.
Des recettes qui stagnent et invitent à la prudence
Le problème est donc... tarifaire. "Cette réalité nous oblige à être très prudents. Il ne faut pas parler de reprise", assure Francis Lemor, le président, tout de même heureux d'annoncer de nouveaux contrats qui vont démarrer avec Pepsi, Leader Price, Bongrain, Danone, Franprix, Ferrero... soit 20 millions d'euros supplémentaires attendus au second semestre 2010 (dont 50% en France) et 25 millions d'euros engrangés pour 2011 (dont deux tiers à l'étranger).
Malgré la stagnation des recettes du transport dans l'Hexagone, Stef-TFE sort un bénéfice opérationnel en progression : 22,9 millions d'euros pour l'ensemble du groupe au premier semestre 2010 (contre 17,6 millions en 2009), dont 6,8 millions dégagés par le Transport France (contre 4,4 millions € en 2009).
Réduction des coûts tous azimuts
Le fruit d'une gestion serrée des coûts et d'une baisse du point mort, entreprise en 2009. En interne, dans le cadre de la "maîtrise de la masse salariale" et d'une réduction des charges de personnel (- 0,2%), les effectifs ont reculé (à hauteur de 120 personnes), débouchant sur une reprise de l'intérim au sein du groupe. Le nombre de plateformes et entrepôts a été réduit de cinq unités, à 215 en Europe (soit 417 000 m2 de capacités en réfrigéré). De même, le parc de véhicules a été revu à la baisse, soit 60 moteurs en moins (30 tracteurs et autant de porteurs).
Une attention particulière a été portée au fonds de roulement. Le délai de récupération des créances avoisine 39 jours en France et 67 jours en Europe, débouchant sur une variation du BFR de 1,4 million d'euros (contre 5,8 millions en 2009). Des choix justifiés par Bernard Jolivet, vice-président du groupe : "Nous avons réussi une assez bonne réduction des dépenses et amélioré l'exploitation".
La sous-traitance n'a pas échappé à la cure d'austérité. Un appel d'offres a été organisé. Il a remis à plat les relations avec les sous-traitants, et débouché sur une baisse de 1% du budget "consommation en provenance de tiers". "En année pleine, ce budget se monte à 260 millions d'euros. Nous avons demandé des efforts à nos partenaires, selon le principe du partage des efforts et de certains sacrifices. Un passage difficile qui ne remet pas en cause nos partenariats, avec ces transporteurs. Notre relation fiable et pérenne avec les sous-traitants est stratégique, dans une vision à moyen termeé, précise Francis Lemor. Lequel a aussi annoncé une consommation moyenne dans le groupe de 31 l/100km qui devra passer à 30 l, visant une flotte à 100% Euro 5 à la fin 2011.

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478 entreprises du TRM en redressement, liquidation judiciaire ou procédure de sauvegarde au 3e trimestre 2011. Source Coface.
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"Conjoncture économique et bilans financiers : la reprise puis la rechute" (N°2617 du 28/10/2011 - accès abonnés)

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