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Patrick Bouchez, président de TLF : "le dialogue social est devenu adulte"

Par La rédaction | WK-Transport-Logistique.fr |21/07/2011|


Sous la présidence de Patrick Bouchez, TLF entame un nouveau cycle. La collégialité est de mise, mais pour défendre quelles priorités dans le transport terrestre ? Patrick Bouchez expose sa feuille de route à l'Officiel des transporteurs.

Social - Patrick Bouchez, président de TLF : "le dialogue  social est devenu adulte"
Patrick Bouchez, président délégué général de TLF : "le dialogue social a profité des états généraux". © David Delion sep

L'Officiel des Transporteurs : Le 28 juin 2011, le "comité de modernisation du transport routier de marchandises" a tenu sa première réunion suite aux états généraux. Quelle est votre feuille de route ?

Patrick Bouchez : "Tout d'abord, je constate avec satisfaction que la maturité du dialogue social dans notre secteur d'activité a grandement profité des travaux des états généraux du TRM en 2010. Depuis le début 2011, nous avons communiqué plusieurs fois sur l'importance que nous attachons à la poursuite d'un total engagement de nos équipes dans la phase de suivi des états généraux.

De cette première réunion, deux éléments importants ont émergé. Il a tout d'abord été réaffirmé la priorité du comité de modernisation de travailler sur la soixantaine de préconisations et recommandations retenues par les trois groupes de travail au sein des états généraux. Le deuxième élément de la réunion du 28 juin a été de parvenir à un certain consensus sur la méthode à appliquer pour déterminer la hiérarchie des préconisations - recommandations ainsi que le cadre approprié pour leur mise en œuvre.


Existe-t-il un calendrier ?

Il n'y a pas d'échéance impérative. Une deuxième réunion est prévue en fin de cette année. Entre-temps, on va déterminer quelle est, dans les 60 préconisations, la hiérarchisation à y apporter. Le groupe 2, sur l'attractivité des métiers et la formation professionnelle, a bien avancé grâce au travail initié par notre fédération et la CFDT. Il va falloir trouver les vecteurs adaptés qui permettront la mise en œuvre de ces préconisations : la CNIL, la commission paritaire de l'emploi, les négociations avec les chargeurs et les services de l'État.


À propos des préconisations, quelles sont celles que vous jugez prioritaires ?

Dans les préconisations du groupe 1 sur le contrat global de performance économique, les sujets forts concernent l'accès à la profession (le paquet routier) et le socle minimal contractuel. Il conviendra également d'approfondir la réflexion sur la compétitivité du coût du travail, avec une évolution des décomptes de temps de service de nos personnels conducteurs.

Pour le groupe 2, s'il fallait ressortir quelques préconisations prioritaires, je retiendrai la formation professionnelle, l'amélioration de la qualité de vie des conducteurs à l'extérieur de l'entreprise ainsi que la sécurisation des parcours professionnels de nos équipes. Il faut avancer avec l'ensemble de nos partenaires sur ces sujets. Dans le groupe 3, sur la rénovation de la convention collective, adapter la structure de notre CCN pour une prise en compte plus spécifique de certaines activités, comme la messagerie ou l'overseas, constitue un axe majeur.


Dans quel état d'esprit TLF va-t-elle aborder les prochaines négociations salariales ?

Il y a eu un changement radical dans le dialogue social au travers des États généraux. Pour autant, il n'y a aucune alliance sur rien. Des deux côtés de la table, on arrive à un certain consensus qui consiste à reconnaître que c'est la performance économique de l'entreprise qui peut faire progresser le social. Cette prise de conscience par certaines organisations de salariés a été forte lors des États généraux. L'accord sur les salaires en mars en est notamment la traduction. Dernièrement, dans la négociation sur le CFA, le constat de l'intérêt commun à trouver des solutions intelligentes a permis, avec l'écoute des pouvoirs publics, de sauvegarder ce dispositif. Tout cela ne justifie pas qu'on puisse parler d'alliance.


À propos de l’écotaxe, en 2013, quelles sont vos préconisations pour sa mise en place ?

Nous n’avons pas encore compris ce qu’il y avait d’écologique dans l’écotaxe PL ! On nous prend surtout pour des collecteurs d’impôt. C'est vrai pour les transporteurs, mais aussi pour tous ceux qui exploitent des véhicules de + 3,5 t, y compris les comptes propres. Osons dire les choses : ce sont 800 millions d'euros "piqués" au mode routier, soit environ 1,2 milliard de recettes attendues moins les 400 millions d'euros de coûts d’exploitation.

→ Lire l'intégralité de cet entretien dans l'Officiel des transporteurs n°2606-2607 du 15 juillet 2011 (réservé abonnés) :
Patrick Bouchez : "Le dialogue social est devenu adulte"

→ Voir l'interview vidéo de Patrick Bouchez

 

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