webleads-tracker

Boutique transport Logistique
logo Bulletin des Transports et de la Logistique
17/06/2013

Intermodalité : l'autoroute de la mer France-Turquie peut-elle servir de modèle ?

Le Cercle pour l'optimodalité en Europe s'est penché sur la réussite de la liaison Izmir-Toulon qui permet des livraisons par la route dans toute l'Europe. Est-elle reproductible sur d’autres liaisons, pour contourner le mode routier sur longue distance ?

Dans la débandade économique ambiante, la réussite de la liaison maritime Turquie/Toulon opérée par l’armement UN RORO fait figure de bol d’air.

Mis en avant lors de l’assemblée générale du Cercle pour l'optimodalité en Europe (COE) organisée le 11 juin 2013, cet exemple réussi d’intermodalité ne doit cependant pas faire croire que ce pari global, voulu par le politique comme relais de croissance du mode routier, est en passe d’être réalisé.


Un avantage de 24 heures sur la route

L'armement américain (racheté à son créateur turc en 2007 par un fonds d’investissement d’outre-Atlantique) opérant la ligne Pendik/Toulon a de quoi se réjouir : le trafic est tel qu’il a investi dans un troisième navire capable de transporter 280 remorques. Son agent à Toulon confirme la mise en service de ce navire de 2400 m linéaires et de 208 m de long, capable d’améliorer les performances de la ligne qui a escalé 106 fois à Toulon en 2012 et permis à 38 000 remorques d’entrer dans l’Union européenne par la voie maritime. Pour le moment, le port de Brégaillon ne peut recevoir ce navire, qui dessert en attendant le port de La Seyne-sur-Mer.

Cette ligne a de multiples avantages : elle est opérée sous pavillon turc, sans les contraintes du "national", et donc à coûts moindres. Elle fonctionne à flux tendus, elle permet de gagner 24 h par rapport à la route. Elle autorise surtout à desservir l’Europe de l’Ouest à partir du port azuréen, notamment grâce à des tracteurs étrangers filant, dès le chargement, vers la Belgique ou les Pays-Bas avant de revenir dans l’Hexagone afin de respecter les règles du cabotage routier.


Des gains de 5,8 millions d'euros

Aujourd’hui, il est fréquent que la demande dépasse l’offre de fret et que les camions doivent attendre la rotation suivante pour rejoindre les côtes françaises.

Autant de raisons qui expliquent le succès actuel de la ligne dont la création avait été inspirée dès 1991 par la nécessité pour la Turquie de trouver un moyen d’acheminer son trafic en dehors des routes terrestres, à l’époque perturbées par la guerre des Balkans. La ville de Toulon se frotte les mains, ravie de constater que l’aventure lui a rapporté en 2012 5,8 millions d'euros en droits de stationnement, péages et taxes diverses et a contribué à la création d'une centaine d'emplois. [...]

L'aventure franco-turque peut-elle être reproduite sur une nouvelle liaison maritime européenne qui pourrait relayer la route ?

Lire l'intégralité dans le Bulletin du Transport et de la Logistique n°3463 du 17 juin 213 : intermodalité, la belle histoire toulonnaise (accès réservé abonnés)

© Tous droits réservés

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter ici. »

-
              Intermodalité : l'autoroute de la mer France-Turquie peut-elle servir de modèle ?
Navire roulier de l'armement UN RORO. © DR
Wolters Kluwer France
Autres portails métiers Wolters-Kluwer France :