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Les emplois
logo Journal de la Marine Marchande Par Nathalie Bureau du Colombier
Corse 20/11/2015

Patrick Rocca reprend la SNCM pour 3,7 M€

Le tribunal de commerce de Marseille a prononcé le 20 novembre 2015 la cession de la SNCM à Patrick Rocca pour 3,7 M€. Il a ainsi ordonné la liquidation de la SNCM et le licenciement de 583 salariés. La compagnie devrait renaître dans 45 jours sous le nom de Compagnie Maritime Méridionale.

Dans 45 jours, Patrick Rocca aura les clés de feu SNCM. En effet, l’offre du chef d’entreprise corse, candidat de la première heure, a été retenue par le tribunal de commerce de Marseille au terme de près d’un an de redressement judiciaire de la compagnie maritime. La lecture du jugement par le juge Richelme, notamment l’annonce des 583 licenciements, a suscité l’émotion au sein de l’audience, qui était publique. Quelques navigants et sédentaires étaient présents au tribunal alors qu’au même moment se tenait une assemblée générale à bord du Danielle Casanova.

Réagissant immédiatement à la fin de l’audience, l’actuel président du directoire de l’ex-SNCM a exprimé son "soulagement d’avoir pu sauver 845 personnes et 875 personnes avec les filiales, ce qui n’était absolument pas gagné au démarrage de la procédure", a commenté Olivier Diehl qui devient, selon le montage juridique de Patrick Rocca, actionnaire, aux côtés d’autres cadres de la Compagnie Maritime Méridionale, à hauteur de 25 %.


Un plan stratégique de développement

Resté à Ajaccio, Patrick Rocca était représenté à Marseille par son avocat Alain Guidi. "Dès demain nous prendrons contact avec toutes les personnalités de ce dossier afin d’élaborer un plan stratégique de développement et de rassurer les uns et les autres pour leur dire que nous maintiendrons nos engagements. Dans notre offre nous avons affirmé la priorité de réembauche des personnes licenciées au sein du groupe Rocca. Les postes disponibles seront mis à la disposition de celles-ci. Nous avons l'espoir d’une compagnie apaisée et envie de satisfaire les clients un peu oubliés. Tous les actifs sont intégrés dans une seule et même société de manière à rassurer les salariés."

Interrogé sur le prix de cession particulièrement bas, M. Guidi rétorque : "Les candidats repreneurs ne se sont pas bousculés. M. Rocca a eu du courage de venir dans ce dossier compliqué et nous ne sommes pas des prédateurs. Cette compagnie a subi trop de traumatismes, on veut intervenir dans un climat social apaisé". La Compagnie Maritime Méridionale devra également conclure, avec la Compagnie Méridionale de Navigation, un contrat de sous-délégation de service public. "Dans les faits tout tremble mais rien ne bouge", a assuré Maître Guidi.

45 jours mystérieux

Pour l’heure, la tempête gronde sur les navires, un préavis de grève ayant été déposé à compter de demain, 21 novembre 2015.

"Nous sommes en attente de réponses très précises du gouvernement et de nos actionnaires Transdev. La réunion en préfecture prévue il y a deux jours a été annulée en raison de l’état d’urgence. On demande à ce qu’elle se tienne au plus vite car nous avons un délai très court. Il faut que dans les trois ou quatre jours qui arrivent les conditions du plan social soient clarifiées, les garanties pour le projet de reprise doivent être apportées. On est plus soucieux de l’ouverture du dialogue que de la décision du tribunal que l’on respecte. L’offre de reprise repose encore sur du sable. Aujourd’hui la SNCM est liquidée, nous sommes émus et soucieux. On pense aux 600 salariés licenciés. Depuis dix jours nous sommes concentrés sur le contexte, les incertitudes, la délégation de service public est menacée par une position de l’exécutif de Corse qui est arrivée très tard dans le dossier après un cahier des charges repoussé deux fois. Il y a peu de temps pour sécuriser le plan social. Nous sommes 650 actionnaires salariés de la SNCM, nous sommes en droit de récupérer nos parts. Il faut limiter le nombre de licenciements secs", a déclaré Pierre Maupoint De Vandeul. Le représentant des élus cadres et officiers CFE-CGC dénonce l’opacité totale qui règne sur le financement du plan social entre CGMF et Transdev.

Un autre mystère reste entier. Habituellement, la prise de possession intervient le jour du jugement à minuit. Faut-il croire que le tribunal accorde une période transitoire de 45 jours afin d’éviter au repreneur de subir les conséquences de mouvements sociaux ? Qui va payer ?

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              Patrick Rocca reprend la SNCM pour 3,7 M€
Habituellement, la prise de possession intervient le jour du jugement à minuit. Faut-il croire que le tribunal accorde une période transitoire de 45 jours ? © Hervé Deiss

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