webleads-tracker

  • wk-transport-logistique sur Twitter
  • wk-transport-logistique sur Youtube
  • wk-transport-logistique rss
Les emplois
logo Logistiques Magazine Par Vincent Lepercq
DRIVE 25/05/2016

L'avenir du drive en question

La formule drive a passé le cap des 4 000 points de retrait en France. Nielsen est convaincu que la progression n’est pas finie, car à peine 1 ménage sur 4 y va. Et les supermarchés n’en sont encore que peu équipés.  

Les deux photos sont saisissantes. Prise en mars 2010, puis en mai 2016, la carte de France s’est couverte de drives, au point qu’il est désormais plus facile de s’y rendre que d’aller faire ses courses dans un hypermarché. L'institut Nielsen en a en effet recensé 4 025, à mi-mai 2016, et a calculé que 80 % des foyers français ont un click & drive – pistes et bornes pour automobiles – à 15 min de chez eux, contre 75 % pour un hypermarché.

"La croissance des drives ralentit, comparé à 2012-13, mais reste significative, avec environ 500 nouveaux points de retraits, dont 323 click & drive créés sur les 12 derniers mois (+ 13 %)", affirme Vincent Cornu, le directeur des services à la distribution chez Nielsen.

Match, Simply Market et Intermarché ont été les plus offensifs sur cette année. "Le territoire est couvert en quasi totalité. La palme va au Rhône-Alpes, avec 9,4 % du parc des click & drive." Selon Nielsen, quasiment tous les gros hypermarchés français (+ de 6 500 m2) sont maintenant équipés d’un de ces petits bâtiments ou d’un accueil drive à la caisse (click & collect). Cora en a installé dans tous ses hypermarchés.

Entrepôt dédié ou picking en magasin ?

Intermarché est le groupe qui aligne le plus de drives (1 137), devant Système U et Leclerc (respectivement 642 et 591). Mais en pourcentage de magasins équipés, c’est Leclerc qui est devant. Les stratégies diffèrent selon les enseignes. Intermarché, Carrefour et U préfèrent ajouter un service à ses clients dans où à côté de son magasin. Leclerc le fait aussi, mais c’est surtout le champion pour aller en mettre à proximité d’un magasin concurrent et lui prendre de la part de marché.

Ce groupement détient, selon Nielsen, 42 % du marché des drives en valeur. Pour approvisionner ces sites, le picking en magasin reste de loin la formule la plus développée, y compris sur les 12 derniers mois (+ 17 %), par rapport à l’entrepôt dédié. Et pour ce type de courses, la livraison à domicile reste marginale, même si une enseigne comme Monoprix, qui est urbaine, insiste.

À la recherche de la rentabilité

Le drive n’est quand même pas gagnant à tous les coups puisque Nielsen assure que 31 % d’entre eux ont vu leur chiffre d’affaires baisser de plus de 2 %. Le pionnier, Chronodrive, a dû lancer un plan de restructuration. Et l’étude ne répond pas à la question centrale de la rentabilité ou non de ces équipements. Nielsen préfère souligner que le chiffre d’affaires généré par ce circuit a augmenté de 14 %, et de 8 % à surface constante.

"En 2015, 30 % de la croissance du chiffre d’affaires des produits de grande consommation étaient expliqués par les seuls drives", explique Vincent Cornu. Avec ses 10 sites de vente en ligne et ses 4 025 points de retrait, le drive représente désormais 4,5 milliards d’euros.

"Et depuis le début de 2016, nous observons toujours une progression à 2 chiffres des ventes." Selon Kantar Worldpanel, Auchan et Leclerc font plus de 10 % de leur chiffre d’affaires en produits grande consommation et frais libre-service grâce au drive. Les autres sont loin. Et sans le drive, les grands distributeurs alimentaires ne figureraient sans doute pas dans le Top 15 des sites de vente en ligne les plus visités en France, encore loin, certes, d’Amazon et de ses 2 millions de visiteurs uniques moyens par jour selon Médiamétrie/Netratings.

Des leviers à activer

Pour Nielsen, le drive n’a pas encore donné son maximum. "Il reste un potentiel d’ouverture significatif chez les supermarchés, inversement proportionnel à la taille du magasin. 10 % seulement des plus petits supers (moins de 1 200 m2) en comptent un", note Vincent Cornu. Et 24 % seulement des foyers ont testé le drive au moins 1 fois au cours des 12 derniers mois (+ 1 point en 1 an). D’abord des familles, qui dépensent plus en ligne que dans l’hypermarché (67 € contre 41).

L’assortiment est encore limité – petit pot pour bébé, lait infantile et couches sont les stars – et les promotions absentes. Deux leviers que les distributeurs pourraient demain actionner, en veillant cependant à ne pas déstabiliser leurs parcs de magasins. Pour l’heure, ils préfèrent tester des drives dans de nouvelles zones (villes et bureaux). Carrefour s’essaie aux casiers réfrigérés à Montesson, en Île-de-France. Et Auchan s’est installé sur la Cité de l’Innovation d’Alcatel-Lucent.

© Tous droits réservés

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter ici. »

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

DRIVE              -
              L'avenir du drive en question
31 % des drives ont vu leur chiffre d’affaires baisser de plus de 2 % en 2016, selon l'institut Nielsen. © Chronodrive

Rechercher dans les actualités

Ou
carrefour transaction

Vidéos et audios

#
img1

Le 5e Congrès des guichets uniques s’est déroulé à Marrakech du 5 au 7 septembre.

#
img1

L’entreprise procède par échantillonnage à un contrôle qualité des pièces de vitrage reçues de ses fournisseurs verriers.

Voir toutes les actus vidéos et audios


nos événements

24h Camions Le Mans
Du 08/10/2016 au 09/10/2016
24h Camions Le Mans Le Mans
Rencontres des Jeunes Dirigeants
Du 03/11/2016 au 05/11/2016
Rencontres des Jeunes Dirigeants Lisbonne

Agenda

2016
22
29
Du 22/09/2016 au 29/09/2016
Salon de Hanovre
Foire de Hanovre - Allemagne
2016
05
07
Du 05/10/2016 au 07/10/2016
Conférence mondiale Villes et Ports
Rotterdam - Pays-Bas
2016
06
Voir toutes les manifestations

Découvrez nos offres d'abonnement

Espace Annonceurs

Wolters Kluwer France
Autres portails métiers Wolters-Kluwer France :