webleads-tracker

  • wk-transport-logistique sur Twitter
  • wk-transport-logistique sur Youtube
  • wk-transport-logistique rss
Les emplois
logo Journal de la Marine Marchande Par Clotilde Martin
Politique 29/08/2016

Attractivité portuaire et maritime de la France : la compétitivité des ports de l’axe Seine

Le rapport de la mission parlementaire sur le renforcement de l’attractivité et de la compétitivité des ports de l’axe Seine fait le point sur la situation du Havre, de Rouen et de Paris. Il émet 33 recommandations.

Le rapport de la mission parlementaire conduite par la députée Valérie Fourneyron et le sénateur Char­les Revet sur le devenir de l’axe Seine a été rapidement publié sur le site du ministère des Trans­ports après sa remise, le 18 juillet, au secrétaire d’État Alain Vidalies. Il comprend une soixantaine de pages, six chapitres et 33 recommandations "pour améliorer la compétitivité des ports normands de l’axe Seine".

Au début du premier chapitre, les deux parlementaires rappellent que le groupement d’intérêt économique (GIE) Haropa ne permet pas de "considérer aujour­d’hui que les Grands ports ma­ritimes du Havre et de Rouen et le Port autonome de Paris forment une autorité portuaire unique. Néanmoins, la réalité de la coopération et la cohérence géographique permettent de con­sidérer ce complexe portuaire dans son ensemble dans la con­currence interportuaire. […] Les deux ports maritimes interviennent sur des créneaux de trafic très largement complémentaires et sont, de manière exceptionnelle, concurrents".


Rappel du contexte

Les pages suivantes du premier chapitre présentent la situation des deux ports maritimes d’Ha­ropa par rapport à leurs concurrents du nord de l’Europe. En 2015, le GPMH et le GPMR ont traité globalement un trafic total de 90,8 Mt, "se plaçant ainsi en tête de l’ensemble des ports français". Mais "ils ne cessent de perdre des parts de marché par rapport aux ports de la rangée nord-européenne". En trafic total, les ports d’Haropa représentent moins de la moitié du trafic du port d’Anvers et moins du quart du port de Rotterdam.

D’un point de vue économique, "les deux ports maritimes d’Haropa dégagent encore des marges brutes d’autofinancement et des résultats positifs, mais ceux-ci sont limités même s’ils sont moins préoccupants pour le GPMR. La situation est plus satisfaisante pour le Port autonome de Paris".


Une situation non favorable du point de vue des investissements

Les deux parlementaires estiment que "si rien n’est fait, la situation ne peut que se dégrader face à un phénomène de ciseau lié à une augmentation des charges imposées aux établissements portuaires et à la réduction prévisible des produits".

Du point de vue des investissements, la comparaison avec les ports du nord de l’Eu­rope n’est pas favorable non plus. "Sur la période 2006-2014, les ports maritimes d’Haropa ont procédé à 740 M€ d’investissements. Pendant la même pério­de, les ports concurrents de Belgique ont réalisé 1 288 M€ d’investissements, subventionnés à 100 % par le gouvernement flamand."

Concernant le dragage, le rapport relève qu’en Belgique, la totalité de cette opération est financée par le gouvernement à hauteur de 2,12 Md€. En France, la dotation de l’État a couvert 49,54 % des charges nettes des GPM.

"Est-il réellement impossible à la France de dégager de l’ordre de 50 M€ de moyens budgétaires pour placer, de ce point de vue, ses ports à égalité avec ses principaux concurrents ?", s’interrogent les deux parlementaires. Pour ceux-ci, "si le financement public se maintient en France au niveau actuel, et si parallèlement les charges imposées aux ports s’accroissent, aucune stratégie visant à améliorer la compétitivité des ports français n’est envisageable".


La question des coûts du passage portuaire

Le deuxième chapitre s’intéresse d’abord à la compétitivité du coût de passage portuaire en vue de l’assurer. Il indique la bonne position du port du Havre concernant les coûts de passage portuaire des porte-conteneurs comparativement aux ports du nord de l’Europe. Toutefois, "le handicap du port du Havre sur ce type de trafic ne résulte effectivement pas, principalement, du coût de l’escale, mais de coûts liés au transfert depuis ou vers les modes de transport terrestre, du manque de transparence des procédures et des limites apportées à la massification des trafics". (...)

© Tous droits réservés

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter ici. »

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

Politique              -
              Attractivité portuaire et maritime de la France : la compétitivité des ports de l’axe Seine
Pour les parlementaires, ''maintien et le développement d’une qualité de service du transport fluvial sont fondamentaux, surtout au regard de la réalisation du lien à grand gabarit Seine-Nord Europe". © É. H.

Rechercher dans les actualités

Ou
carrefour transaction

Vidéos et audios

#
img1

Le transport et la logistique vu par six jeunes de l'AETL : Miriam Calpe, Valentin Chery, Arnaud Posnic, Brice Pacheco, Lorine Tremion et Pierre-Hubert Truphemus.

#
img1

Thierry Hautier, Transporteur de l'Année 2016.

Voir toutes les actus vidéos et audios


nos événements

24h Camions Le Mans
Du 08/10/2016 au 09/10/2016
24h Camions Le Mans Le Mans
Rencontres des Jeunes Dirigeants
Du 03/11/2016 au 05/11/2016
Rencontres des Jeunes Dirigeants Lisbonne

Agenda

2016
22
29
Du 22/09/2016 au 29/09/2016
Salon de Hanovre
Foire de Hanovre - Allemagne
2016
05
07
Du 05/10/2016 au 07/10/2016
Conférence mondiale Villes et Ports
Rotterdam - Pays-Bas
2016
06
Voir toutes les manifestations

Découvrez nos offres d'abonnement

Espace Annonceurs

Wolters Kluwer France
Autres portails métiers Wolters-Kluwer France :