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logo Journal de la Marine Marchande Par Clotilde Martin
POLitique 12/09/2016

Améliorer la compétitivité des ports du nord de la France

Le rapport de la mission parlementaire sur les leviers de renforcement de l’attractivité et de la compétitivité des ports du nord de la France présente un diagnostic de la situation actuelle des ports de Dunkerque, de Calais et de Boulogne-sur-Mer.

Le rapport de la mission parlementaire des sénateurs Jérôme Bignon et René Vandierendonck sur les leviers du renforcement de l’attractivité et la compétitivité des ports du nord de la France a été publié sur le site du ministère des Transports dans les jours suivant sa remise, le 18 juillet, au secrétaire d’État aux Trans­ports Alain Vidalies. Il compte 110 pages, articulées autour de trois chapitres.


Deux axes logistiques principaux

Le premier chapitre présente "un diagnostic de la situation actuelle de la porte maritime nord de la France et de ses trois ports majeurs du détroit dans la Ré­gion Hauts-de-France" : Dun­kerque, Calais, Boulogne-sur-Mer. Ceux-ci "pèsent à eux seuls près de 90 Mt, soit 20 % des flux portuaires français".

Deux axes logistiques principaux sont attachés à ces trois ports.

  • Le premier est "un axe nord-ouest/sud-est dirigé d’un côté vers le Royaume-Uni avec le lien fixe transmanche, d’une part, et avec les principales liaisons régulières de ferries entre Calais et Douvres, d’autre part. Mais aussi vers le Sud-Est grâ­ce au double couloir ferroviaire et fluvial des vracs industriels orienté vers Lille et Valencien­nes en direction de Metz et de Strasbourg".
  • Le deuxième axe est "nord-sud, dirigé depuis les ports du détroit vers le nord de la région parisienne, qu’il faut pouvoir consolider tant au niveau fluvial que ferroviaire". Dunkerque et Calais, "vu leur position géographique à proximité de la frontière belge, font face à une concurrence redoutable des ports d’Anvers, Rotterdam, Amsterdam" (zone ARA).
    Les deux sénateurs indiquent : "Il est clair que les ports de la zone ARA bénéficient d’une situation géographique exceptionnelle du fait de leur proximité des grands bassins de consommation eu­ropéens comme de leur accès privilégié au système fluvial européen à grand gabarit du Rhin et de l’Escaut, mais aussi de leur dynamique commerciale performante dans le secteur industriel et dans la logistique, notamment lors­qu’il s’agit de créer dans leur hinterland proche des centres européens de distribution logistique".

En termes de trafic, au Grand port maritime de Dunkerque (GPMD), les vracs solides in­dustriels représentent environ 19 Mt, soit 46,6 % du tonnage transbordé, le trafic roulier et les conteneurs 14,15 Mt, soit 33 %. "Le port a donc une base industrielle très solide, qu’il s’agisse de la sidérurgie ou des minéraux solides. Elle explique très sûrement pourquoi les dessertes terrestres ferroviaires, notamment, et fluviales font de Dunkerque le port français dont les dessertes par des modes massifiés sont les plus importantes", notent les sénateurs.

Au port de Calais, le trafic trans­­manche prédomine, avec près de 99 % du total, soit 40,6 Mt. Le solde de moins d’1 Mt est constitué de vracs et d’un trafic câbliers "très spécifique et qui nécessite un poste dédié".

Plus de 200 acteurs rencontrés

La suite du premier chapitre du rapport se poursuit avec une synthèse de "l’expression des acteurs portuaires et logistiques de l’axe Nord" rencontrés, soit plus de 200 personnes. Le GPMD a mis en avant la nécessité de la "consolidation des trafics". Cela passe par des "actions simultanées visant principalement trois objectifs : le développement des vracs minéraliers, des conteneurs et la reconversion énergétique du pétrole vers le gaz amorcée par le terminal méthanier et par l’ouverture au soutage GNL".

Calais a mis en avant la nécessité de "l’adéquation du port aux besoins des ar­mements, l’augmentation de la taille des ferries rendant les opérations d’évitage complexes". Les CCI et les partenaires fluviaux ont fait part de "plusieurs leviers de développement du transport fluvial". Il s’agit notamment d’une "adaptation des infrastructures fluviales aux besoins économiques, de l’assouplissement de certaines réglementations, du développement de l’innovation dans le transport fluvial, de la réduction du différentiel de coûts entre transport routier et fluvial".

Renforcer le développement du fret fluvial et récupérer des parts de marché

L’objectif est double : "Renforcer le développement du fret fluvial et récupérer des parts de marché face aux concurrents du Benelux". Les ports intérieurs ont rappelé à la mission "deux problématiques prégnantes. D’une part, l’inconvénient que fait peser pour les décisions d’investissement des concessions à renouveler régulièrement avec des dates différentes. D’autre part, la raréfaction des disponibilités foncières économiques en bord de canal, souvent concurrencées par des programmes résidentiels".

L’as­sociation "Activer des solutions nouvelles pour le fret ferroviaire en Nord de France (2A2F)" a "mis en avant les éléments qui portent sur la capacité à redresser la compétitivité du transport ferroviaire". Ces éléments sont no­tamment "une série d’investissements pour améliorer l’accès au port de Calais, la modernisation de la ligne Dunkerque-Calais […], l’utilisation des plates-formes ferroviaires désaffectées pour redévelopper des activités logistiques, la création de commissionnaires ferroviaires de proximité (OFP), l’expérimentation de trains longs de 1 000 m à 1 500 m".

Les services déconcentrés de l’État ont partagé avec les deux sénateurs leur réflexion sur les pistes nécessaires à l’amélioration de l’attractivité et de la compétitivité de l’axe Nord. Ils ont évoqué cinq domaines : "La collaboration interportuaire des ports maritimes et intérieurs, la nécessaire instauration d’itinéraires fret de qualité, l’adaptation des infrastructures portuaires aux enjeux de développement, le désenclavement du réseau fluvial du nord de la France grâce au projet Seine-Escaut, des pistes d’évolution réglementaires plus allantes vis-à-vis du report modal ou de l’économie circulaire".

Investissements et massification

Le deuxième chapitre détaille "une prospective à dix ans" concernant la vision logistique et industrielle pour les ports des Hauts-de-France. Les deux sénateurs relèvent que (...)

> Lire la suite de l'article et découvrir les 27 recommandations réparties en sept axes de travail pour les cinq ans à venir dans Le Journal de la Marine Marchande n° 5046 du 9 septembre 2016 : Attractivité portuaire et maritime de la France - Améliorer la compétitivité des ports du nord de la France (réservé aux abonnés).

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              Améliorer la compétitivité des ports du nord de la France
Les sénateurs René Vandierendonck et Jérôme Bignon. © A. Mahe

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