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Transporteur de l'année : six candidats pour un Trophée
C'est le 9 mars à 20 h qu'on connaîtra le nom du Transporteur de l'Année. Organisé par l'Officiel des transporteurs, le Trophée salue une entreprise française indépendante, pour son dynamisme, son histoire, ses performances et ses projets de développement.

Le jury du Trophée du Transporteur de l'Année
Rappelons les conditions dans lesquelles est remis, chaque année, Le Trophée du Transporteur de l'Année à une entreprise française indépendante (les filiales des groupes de transport sont hors liste). La lauréate doit présenter toutes les garanties aux plans moral, financier et juridique, à l'égal de ce qu'impose la réglementation.
Le dirigeant de l'entreprise distinguée devient membre de droit du jury, composé de Transporteurs de l'Année précédemment élus et d'un représentant de l'Officiel des transporteurs. Il en est le président dans l'année qui suit son élection.
Un oral de 30 minutes
Le choix du jury se fait sur la base de dossiers de candidature, spontanés, sollicités ou cooptés, à retourner à L'Officiel des transporteurs. Les six candidats retenus motivent leur candidature devant le jury pendant un oral de 30 minutes. Ils recevront la Palme du Transport. Le Transporteur de l'Année sera choisi parmi eux. La remise du Trophée a lieu le même jour que le vote.
Chaque membre du jury dispose d'une voix, avec prépondérance pour le président lors d'égalité de suffrages. Le vote est à la majorité simple. En cas d'absence, chaque membre du jury peut déléguer par écrit son vote à un autre membre ou au secrétariat de L'Officiel des transporteurs.
Un plan média
L'organisation du Transporteur de l'Année met en place, en faveur de l'événement et du lauréat, un plan média avec la presse régionale, professionnelle et économique. Le Transporteur de l'Année bénéficie d'une couverture médiatique dans L'Officiel des transporteurs et des journaux du Groupe Liaisons. Il doit ensuite mettre en valeur son titre et le Trophée par le biais d'actions de communication, et accueille la première réunion du jury.
Les 6 candidats nominés
Groupe Malherbe (Calvados)
Groupe CITRA (Aisne)
ST VIR Transport (Paris)
Transports Henri Ducros (Gironde)
Commagnac Industries (Hauts-de-Seine)
Groupe Ghestem (Eure)
Groupe Malherbe : en route vers une marque unique !
Avec 160 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008 (hors périmètres Ladoux et Lurit), Malherbe (Calvados) entre dans le Top 50 du classement national des principaux opérateurs de transport routier et… dans le Top 10 sur le segment du lot et groupage. En moins de dix ans, l’entreprise bas-normande est passée du rang d’acteur régional reconnu à celui d’opérateur national ambitieux, avec 17 implantations dans l'Hexagone. La croissance externe, dont la dernière acquisition des Transports Ruel à Argentan (Orne), a contribué à la montée du CA (+ 50% entre 2006 et 2008). Sans ambiguïté, la croissance des affaires soutient le plan CAP 2013, qui vise le doublement du périmètre et prépare la création d’une marque « Malherbe » unique (faisant disparaître peu à peu les enseignes Logisco, Euroroute, Euralis, Proxilog…).
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Malherbe en chiffres CA 2008 : 160 M€ |
Groupe CITRA : une rupture dans la continuité
Entreprise familiale fondée en 1932, Citra a vu défiler deux générations Lamidiaux, le grand-père fondateur et son fils. Rachetée en 2007 par MBO Partenaires et trois cadres dirigeants (via un LBO), qui détiennent respectivement 75% et 25% du capital, elle a toutefois su conserver une partie de ses racines. Le petit-fils du fondateur, Yannick Lamidiaux, est toujours le président de la nouvelle structure.
L'activité transport génère 30,119 millions d'euros, dont 50% en groupage/lots partiels, 20% en lots complets, 15% en messagerie et 15% en affrètement. À noter une augmentation importante du volume entrant en messagerie (+ 65% de CA), suite à la récupération des activités de DHL sur le département. Le groupe est également présent via des filiales en Belgique, Luxembourg (depuis 2003), Moldavie et Roumanie (depuis 2007). Autre source de recettes, la logistique a dégagé un CA de 8,35 millions en 2008.
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Citra en chiffres CA 2008 : 42 M€ |
ST VIR Transport : un transporteur très "particuliers"
Depuis sa création en 1979, VIR Transport édifie pierre par pierre sa notoriété dans la livraison, le montage et l'installation de meubles. La clientèle est à 80% constituée de particuliers et à 20% de professionnels. La société est dirigée et détenue (via la holding VIR Finance) par Gérard Cohen Boulakia, qui a opté pour une stratégie associant le double levier des croissances organique et externes (rachats de Mac TPS en 2001, Appel Livraison et Division Bureau en 2002). Une stratégie récompensée, en 2007, par le titre de "Transporteur Ikea".
Le développement de VIR se fait tambour battant, avec un chiffre d’affaires en constante progression : 30,8 M€ en 2007 (+ 17% par rapport à 2006), 32,7 M€ en 2008 (+ 6%) et 33 millions budgétés cette année. La part du transport génère 26,1 millions. VIR revendique le statut de "leader sur le marché de la livraison aux particuliers", avec la création en 2007 du service Express (qui livre en moins de quatre heures plus de 3500 clients par mois). En 2009, la société compte boucler son maillage du territoire (22 agences dont 14 en propre).
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ST VIR Transport en chiffres CA 2008 : 32,7 M€ |
Transports Henri Ducros : actionnariat familial pour messagerie hexagonale
"Préférez-vous être un compte client ou un client qui compte ?" interroge la plaquette des Transports Henri Ducros. Président du directoire depuis 1999, Jean Ducros ne manque pas de clients "qui comptent" comme Bic, V33 ou Philips. Le messager bordelais créé en 1952 dispose aujourd'hui de dix agences en France et de partenaires dans une demi-douzaine de villes supplémentaires. Et son développement se poursuit, avec l’achat d’un nouveau dépôt marseillais et le doublement de la surface de quai à Toulouse en 2008, l’extension de l'agence strasbourgeoise et l'inauguration du nouveau site de Montpellier en 2009. De 10%, la part de l’affrètement devrait passer à 13% avec l’ouverture de bureaux à Lille et Lyon.
À l’international (2 % du CA) et en logistique, le transporteur s’appuie sur une politique de partenariat. Au plan commercial, les dernières avancées ont porté sur la simulation de factures, la mise en place de comptes d’exploitation par agence et la nomination de deux directeurs des ventes. La société, qui se frotte au rail-route depuis 1985, prévoit aussi l’achat d’un véhicule hybride pour Yves Rocher.
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Transports Henri Ducros en chiffres CA 2008 : 37 M€ |
Commagnac Industries : l'innovation comme moteur
Créé en 1985, Commagnac Industries a été racheté voici six ans par Jean Christophe Rey (via un LBO), qui a radicalement transformé ce qui fut les Transports Commagnac. Le groupe (filiale de Quasard Management, basé à Boulogne-Billancourt) vise les produits de haute valeur, dangereux et sensibles. Avec cinq entités spécialisées et huit sites en Dordogne, en Gironde et en Ile-de-France, il exerce trois métiers de base : transport de petits lots, distribution (90% du chiffre d’affaires) et logistique (10%).
La progression de 400% du chiffre d’affaires entre 2003 et 2008 s’explique par les croissances externes (rachats des Transports Beaugier en 2007 et Lucas en 2008) et interne. Ainsi en 2008, le groupe a innové en lançant le club Promium, chargé de fidéliser les clients à la marque, qui offre différents niveaux de service et d'options. Le but est de "minimiser le risque de dépendance et de cycle" ! Cette exigence s’affiche aussi dans la recherche et développement qui bénéficie de 1% des investissements. Ainsi, le groupe bénéficie depuis 2006 du soutien d'Oseo Anvar. Après trois ans de recherche et 500 000 euros investis en R&D, un brevet sera bientôt déposé dans le domaine de la sécurité.
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Commagnac Industries CA 2008 : 36 M€ |
Groupe Ghestem : le bennier "grenello-compatible"
"Un bennier doit savoir être sage sans cesser d'investir", tel est le credo de Mathieu Ghestem, dirigeant du groupe spécialiste du vrac agricole. Ce transporteur dynamique de 33 ans a créé la société Ghestem Centre en 2003 et n’a cessé de la développer. Avec trois entités (Ghestem Centre, Ghestem Loir & Cher, Ghestem Littoral) et six agences autonomes (Dunkerque, Santes, Sancheville, Serre-Champenoise, Auzoir-le-Marché, La Réole), le groupe se consacre au vrac agricole (50%), suivi des déchets (25%), du transport d’hydrocarbures et matériaux de BTP (25%). Au chapitre croissance externe, il faut mentionner l’entrée sur le marché BTP en 2008 avec la création de l’agence Ghestem Nord de Santes (Nord). Et l’ouverture du service affrètement et transport de marchandises générales pour l’agence Ghestem Littoral de Dunkerque.
Adhérent au groupement France-Benne, Mathieu Ghestem a surtout la fibre "grenello-compatible". 80% de sa flotte (219 moteurs au total) est Euro 5. Il a opté pour le combiné rail-route dès le mois de juillet 2008 et souhaite doubler le transport combiné cette année.
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Le Groupe Ghestem en chiffres CA 2008 : 31,5 M€ (non consolidé) |
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Les trafics 2011 des grands
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du transport routier

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DÉFAILLANCES D'ENTREPRISES
AU 1ER TRIMESTRE 2012
605 entreprises du TRM en redressement, liquidation judiciaire ou procédure de sauvegarde au 1er trimestre 2012. Source Coface.
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"Défaillances d'entreprises : la tendance repart à la hausse" (N°2642 du 27/04/2012 - accès abonnés)
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