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Les emplois
logo Logistiques Magazine Par Luc Battais
ÉCONOMIE COLLABORATIVE 17/10/2016

"Ubérisation" : le B to B est-il concerné ?

Interviewé par Logistiques Magazine, Philippe Lemoine, vice-président du conseil de surveillance de GS1 France, fait le point sur ce que l’on appelle aujourd’hui l’économie collaborative et sur sa place dans les relations B to B.

Logistiques Magazine : Le thème de l’université d’été de GS1 France, qui s’est tenue à Paris début septembre, a exploré les possibilités d’extension de l’économie collaborative aux activités B to B. De quelle économie collaborative parle-t-on ?

Philippe Lemoine : Dans le rapport que j’avais remis il y a deux ans au gouvernement sur la transformation de l’économie, j’ai fait débuter l’ère numérique à la fin des années 2000. Avec un renversement dans le jeu des acteurs et un rôle croissant tenu par les personnes elles-mêmes, auxquelles les nouvelles technologies de type Smartphones ou tablettes permettent une appropriation directe d’un certain nombre d’outils. Et ces personnes ne se contentent pas de s’équiper, elles innovent.

En effet, ce n’est pas M. Uber qui invente l’autopartage ni M. Airbnb qui invente la location de courte durée d’appartements : ce sont les personnes qui imaginent de nouveaux usages et des entreprises qui les captent pour créer de la valeur.

C’est la raison pour laquelle ce que l’on appelle l’économie collaborative est étroitement liée à des dynamiques créées par les individus eux-mêmes, donc à des environnements C to C. Lors de l’université d’été de GS1 France, nous avons choisi d’explorer les rapports de l’économie collaborative avec le B to B. Ce sont donc de nouveaux standards et processus qui vont devoir se mettre en place et se déployer.

L. M. : Quelle place l’économie collaborative occupe-t-elle aujourd’hui dans le B to B ?

P. L. : Le processus de perfusion au B to B est encore de faible ampleur. En revanche, le B to B représente une part significative de l’économie collaborative. Trois phénomènes s’ajoutent les uns aux autres pour impliquer les entreprises dans la progression du collaboratif.

Tout d’abord, les entreprises utilisent des grandes formules de l’économie collaborative : nombre d’entre elles ont résilié leur abonnement à des sociétés de taxis pour faire appel à Uber, tandis que bien des start-up encouragent leurs collaborateurs à utiliser Airbnb voire Couchsurfing lors de leurs déplacements.

Ensuite, les entreprises sont fournisseurs de prestations dans le cadre de formules collaboratives. Lorsque Deliveroo ou Resto-In livrent un repas, il y a généralement un restaurant derrière. Mais on ne peut vraiment parler de B to B collaboratif que lorsque les entreprises sont à la fois fournisseuses et utilisatrices du service.

L. M. : Quelles sont les activités B to B les plus susceptibles de développer des modèles de type économie collaborative ?

P. L. : Je pense que le premier grand marché du collaboratif en entreprise est celui du traitement de l’information, c’est le cloud. Au lieu que chaque entreprise dispose de sa propre puissance de calcul et de son propre archivage numérique, le cloud permet la mutualisation des ressources de façon professionnelle et, souvent, de coûts diminués. À lui seul, le marché du cloud est estimé mondialement à 33,4 milliards de dollars, contre un marché mondial du collaboratif grand public estimé à 15 milliards de dollars en 2014.

Tout le secteur de l’innovation ouverte fonctionne également selon des mécanismes proches de ceux de l’économie collaborative B to B. Lorsqu’une entreprise complète son service de recherche interne, voire le remplace, en utilisant les réseaux pour s’adresser aux 10 millions de personnes qui, à l’échelle mondiale, travaillent dans la recherche, elle s’inscrit dans le vaste mouvement de recyclage et de mutualisation des ressources que représente le collaboratif.

En s’adressant à tous, cette entreprise peut s’attendre à des effets positifs en quittant l’horizon limité de son quasi-marché interne, que ce soit en termes de baisse de coûts, de mise en compétition des équipes et de meilleure allocation des compétences les plus pointues et les plus rares.

L. M. : Les choses vont-elles en rester là ou bien est-ce que la logique collaborative est amenée à s’accroître dans le B to B ?

P. L. : PwC estime que le marché mondial du collaboratif devrait atteindre 225 milliards de dollars en 2025, avec une croissance plus rapide pour les applications d’entreprise que pour celles grand public : + 63 % pour la finance collaborative et + 37 % pour le recrutement en ligne chaque année, contre + 31 % pour le logement et + 23 % pour l’autopartage.

> Lire l'intégralité de l'article dans Logistiques Magazine n° 313 d'octobre 2016 : Philippe Lemoine, vice-président du conseil de surveillance de GS1 France - Vers une "ubérisation" des chaînes de valeur? (réservé aux abonnés).

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Philippe Lemoine, vice-président du conseil de surveillance de GS1 France. © Éric Durand

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