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Les emplois
logo Journal de la Marine Marchande Par Hervé Deiss
Entretien 28/10/2016

Philippe Louis Dreyfus : "les armateurs sont souvent trop optimistes !"

Après la publication le 6 octobre du rapport du Bimco (Baltic International Maritime Council), Philippe Louis Dreyfus, président du Conseil de surveillance de Louis Dreyfus Armateurs et du Bimco, revient sur la genèse de ce document et analyse les grandes tendances du secteur.

Journal de la Marine Marchande (JMM) : Quelles ont été les raisons qui vous ont poussé à la réalisation du rapport publié le 6 octobre par le Baltic International Maritime Council (Bimco) ?

Philippe Louis Dreyfus (PLD) : Deux raisons m’ont amené à demander la réalisation de ce rapport. La première est conjoncturelle. Nous n’avons jamais connu une crise aussi grave, dure et longue depuis des décennies. Le transport maritime a subi des années difficiles mais jamais avec une telle intensité ni sur une période aussi longue. De plus, cette crise concerne l’ensemble des secteurs de l’économie maritime.

La seconde raison tient à des aspects structurels. Nous le constatons dans la majorité des associations d’armateurs. Qu’elles soient à un niveau national, européen ou international, les associations professionnelles se cantonnent à constater la baisse des taux de fret sans aller plus loin.


JMM : Dans cette étude, les analystes ne prévoient pas d’amélioration du secteur maritime avant 2019. Quels sont les éléments qui vous permettent de dire que la crise ne sera pas résolue avant 2019 ?

PL.D. : Les armateurs sont souvent trop optimistes. Nous l’avons constaté au mois de juin. Dès qu’une lueur apparaît avec un léger frémissement des taux de fret, c’est la course aux chantiers pour commander de nouveaux navires.

Il faut mettre un terme à cet optimisme ambiant. Cela fait 6 ans que je plaide pour que les navires les plus anciens soient envoyés à la démolition. Il faut le faire pour des raisons écologiques et de sécurité des navigants, et parce que les navires les plus anciens ne sont plus adaptés aux conventions internationales parfois. Nous devons le faire pour des raisons économiques parce que leurs coûts d’exploitation sont élevés. Mais nous devons aussi le faire pour le marché et rééquilibrer l’offre et la demande.


JMM : votre groupe est entré sur le métier du portuaire et celui des ferries. Demain dans quels secteurs pensez-vous vous diversifier ?

PL.D : Nous avons essayé de faire des choses nouvelles au cours de ces dernières années. Ainsi, à Cherbourg, nous avions tenté de créer un hub portuaire qui n’a pas été soutenu par l’administration à l’époque. Dommage pour la France et l’emploi.

Par contre, nous avons réalisé ce type d’opérations en Indonésie, où cela marche très bien, en Colombie, et aujourd’hui nous sommes opérateur portuaire en Inde. Je suis persuadé que les pays qui ont des besoins d’importation et d’exportation sont des marchés à découvrir.

J’ai aussi cru dans les Autoroutes de la Mer en ouvrant une ligne de Toulon à Rome, puis au départ de Nantes Saint-Nazaire. Mais nous avons été présents sur cette filière trop tôt. Quant au ferry, convaincus que l'avenir appartenait à de grands réseaux, nous avons cédé notre activité au danois DFDS.

> Retrouvez l'intégralité de l'article dans le Journal de la Marine Marchande n°5053 du 28 octobre 2016.

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Visiteur

04/11/2016

Il existe malgré tout certains marchés de niche tel que le transport de yachts qui ne suivent pas la règle normale des taux de fret et s'apparentent beaucoup plus au développement du marché de la croisière, qui lui ne connaît pas la crise.

C'est un fait avéré depuis plus de 25 ans. 

Il est dommage que le milieu professionnel ignore superbement ce fait.

Capt Jean-Paul Charpentier 

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Philippe Louis Dreyfus, président du Conseil de surveillance de Louis Dreyfus Armateurs et du Bimco. © Louis Dreyfus Armateurs

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