100 milliards pour le réseau ferroviaire français

Un plan de 100 milliards d’euros pour le réseau ferré français

La ministre des Transports Élisabeth Borne vient de dévoiler une importante initiative intitulée « nouvelle donne ferroviaire ». Cette dernière implique un investissement colossal de 100 milliards d’euros, qui sera financé conjointement par l’État, les collectivités et les opérateurs du réseau. Cette annonce marque un tournant majeur dans l’avenir du secteur ferroviaire français, et témoigne de la volonté du gouvernement de moderniser et de renforcer l’ensemble du réseau ferroviaire national. Cette initiative ambitieuse devrait impacter positivement les trajets des usagers, ainsi que les conditions de travail des employés du rail.

La Première ministre française, Élisabeth Borne, a présenté un plan ambitieux de 100 milliards d’euros d’ici 2040 pour le transport ferroviaire. Ce montant a été estimé par le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, et devra être partagé entre les collectivités, les opérateurs et les investisseurs. Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), composé d’élus et d’experts chargé de trier les différents projets, a remis un rapport à Élisabeth Borne pour lancer cette « nouvelle donne ferroviaire ». Le ministre des Transports, Clément Beaune, a réagi positivement en le qualifiant d’ « investissement historique pour nos transports » et d’ « un effort essentiel pour le réseau ferroviaire ». Néanmoins, le Réseau Action Climat, un réseau d’associations luttant contre le dérèglement climatique, a salué cette initiative, mais a souligné que le gouvernement devait également détailler une politique de mobilité cohérente avec les objectifs climatiques en arrêtant les investissements dans les nouveaux projets routiers.

Le gouvernement français souhaite se baser sur un scénario dit « de planification écologique » parmi les propositions du COI, qui ajoute des investissements jugés « les plus pertinents pour faciliter le report modal et de la décarbonation ». Ce scénario donne la priorité à la modernisation du réseau ferré et aux transports du quotidien, ainsi qu’à la rénovation des routes et des voies d’eau. Cependant, il exclut la réalisation rapide de « projets structurants très attendus par certains, […] routiers ou autoroutiers ». La facture s’élèverait à 84,3 milliards d’euros sur la période 2023-2027 et prévoit une nette augmentation des moyens dégagés par l’État.

Le gouvernement prévoit de lancer des discussions avec les régions et les partenaires concernés en mars pour disposer en juin d’une planification précise des investissements d’infrastructures de transport. La Société du Grand Paris (SGP), qui construit actuellement le métro du Grand Paris, sera « le pilote » de ce chantier aux côtés de SNCF Réseau. Élisabeth Borne a également déclaré que des sources de financement externes seraient recherchées, notamment auprès des secteurs plus émetteurs de gaz à effet de serre dans le domaine des transports.

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