Café en hausse, or et cuivre en baisse

L’or et le cuivre en recul tandis que le café remonte

L’évolution des cours de l’or et du cuivre a été affectée négativement par les anticipations d’une politique plus rigoureuse de la part de la Réserve fédérale américaine. En revanche, les cours du café ont connu une tendance haussière en raison de l’inquiétude suscitée par la prochaine récolte au Brésil et en Colombie. Ces deux pays étant des acteurs majeurs sur le marché du café, une mauvaise récolte pourrait entraîner une diminution de l’offre et donc une augmentation des prix. Cette situation a donc conduit les investisseurs à se tourner vers le café et à en faire grimper les cours. Ces fluctuations sur les différents marchés sont courantes et résultent de nombreux facteurs économiques et géopolitiques. Les investisseurs doivent donc être vigilants et réactifs pour prendre les meilleures décisions d’investissement.

L’once d’or a connu une baisse de près de 6% depuis le début du mois, se situant à 1 810,94 dollars le 24 février. Cette situation est due à une inflation persistante aux États-Unis, poussant les marchés à tabler sur une Réserve fédérale américaine (Fed) plus stricte que prévu. Les « faucons », partisans d’une politique monétaire stricte, sont toujours présents au sein de la banque centrale, et l’indice PCE, qui a montré une accélération de l’inflation en janvier sur un mois comme sur un an aux États-Unis, alimentera leur défense de nouvelles hausses des taux lors des prochaines réunions. La perspective de taux plus élevés rend le dollar plus attractif, ce qui pèse sur le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises pour acheter des lingots libellés en monnaie américaine. Cependant, selon Vivek Dhar, analyste chez CBA, l’économie américaine va s’essouffler, ce qui fera perdre ses gains récents au dollar, et mènera à une remontée de l’or. Toutefois, la date à laquelle cet essoufflement se produira reste incertaine.

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Le cuivre a également été impacté par la résistance de l’inflation aux États-Unis. La tonne de métal rouge pour livraison dans trois mois s’est échangée à 8 721,50 dollars le 24 février, contre 8 987,50 dollars le vendredi précédent à la clôture. La hausse des attentes d’un ton plus strict de la Fed a été la principale raison de la baisse des cours du cuivre par rapport aux sommets initiaux de la semaine. La récente augmentation de l’inflation en janvier a quelque peu effrayé les marchés, augmentant les risques que la Fed accélère le rythme de ses resserrements de taux. Une remontée des taux risque toujours de peser sur la croissance. Fortement utilisé dans l’industrie, notamment pour la confection de circuits électriques, le cuivre est connu pour refléter l’état de santé de l’économie mondiale. Ce métal est ainsi très sensible à un potentiel ralentissement de l’activité économique mondiale, servant de baromètre de l’économie. Les analystes de Bank of America rappellent toutefois que le cuivre a connu un fort démarrage en 2023 grâce à la réouverture de la Chine. Il devrait selon eux profiter à moyen terme d’une reprise de la demande dans le pays, avec la fin de la contraction du domaine de la construction, voire d’une reprise du secteur du logement.

Les cours du café ont augmenté la semaine dernière, en raison des craintes d’approvisionnement, principalement à cause de la prochaine récolte brésilienne, qui pourrait être plus faible que prévu. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en mai valait 187,75 cents le 24 février, contre 185,75 cents sept jours auparavant. Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mai valait 2 155 dollars contre 2 098 dollars le vendredi précédent à la clôture. Les analystes de Rabobank rappellent que le Brésil est actuellement en plein carnaval, ce qui signifie « un peu moins de café sur le marché qui pourrait être vendu contre la hausse ». Cependant, ils indiquent qu’un autre des facteurs de hausse des prix au début de l’hiver a été dissipé avec la baisse des cours du gaz naturel européen, éliminant ainsi « le risque de perturbations dans le processus de torréfaction » du café. Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank, affirme que la récolte est menacée par de fortes pluies au Brésil et en Colombie, les deux principaux producteurs d’arabica. Les perspectives de la prochaine récolte au Guatemala ne sont pas non plus très réjouissantes.

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