Marc Papinutti renonce à la présidence de l’ART

Marc Papinutti © VNF

Marc Papinutti a abandonné sa candidature à la présidence de l’Autorité de régulation des transports pour des raisons personnelles. Il était auparavant le directeur du cabinet de Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, jusqu’à lundi dernier. La décision de Papinutti a été prise de sa propre initiative, sans que des informations supplémentaires n’aient été divulguées sur les raisons exactes de sa démission. Cependant, cela représente un changement majeur pour la course à la présidence de l’Autorité de régulation des transports.

Marc Papinutti ne prendra finalement pas la tête de l’Autorité de régulation des transports (ART) en France. Le président Emmanuel Macron avait proposé sa candidature pour remplacer Bernard Roman, dont le mandat a expiré en août 2022. Marc Papinutti devait être entendu par la commission de l’aménagement du territoire du Sénat le 1er mars, puis le 8 mars par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, pour valider sa candidature. Cependant, le Sénat a annulé son grand oral sans donner d’explications ni de date de repli.

Le porte-parole de la Haute Assemblée a indiqué que « pour des raisons personnelles, Marc Papinutti a décidé de retirer sa candidature à ces fonctions », une décision qui a été confirmée par son entourage. Marc Papinutti, 63 ans, est notamment un ancien directeur général de Voies navigables de France (VNF) de 2010 à 2017.

Anciennement Araf puis Arafer, l’ART est une autorité indépendante qui a vu ses compétences graduellement s’étendre aux autres modes de transport tels que les autoroutes, le transport interurbain par autocar et les redevances aéroportuaires. Elle a notamment proposé à l’État, en janvier, de privilégier des contrats plus courts pour les concessions autoroutières.

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Le profil de Marc Papinutti était critiqué en raison de son parcours récent. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, il a été directeur du cabinet de l’actuelle Première ministre Élisabeth Borne lorsqu’elle détenait le portefeuille des Transports (2017-2019), directeur de l’administration centrale des Infrastructures, des Transports et de la Mer (DGITM), puis directeur de cabinet de Christophe Béchu. Les parlementaires censés valider sa nomination ont donc soulevé des interrogations quant à sa neutralité et son indépendance. « La nécessité pour Marc Papinutti de se déporter de certains dossiers en raison de son parcours récent […] a notamment suscité beaucoup d’interrogations chez les parlementaires censés valider sa nomination », selon la lettre d’information « Contexte ».

Marc Panutti a été remplacé par Philippe Van de Maele à la tête du cabinet de Christophe Béchu, selon deux arrêtés parus le 28 février au « Journal officiel ».

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