Plainte riverains et ONG contre X pour pollution maritime à Marseille

Pollution maritime : riverains marseillais et ONG portent plainte contre X

Plusieurs associations et habitants vivant à proximité du port de Marseille ont pris la décision de déposer plainte à propos des nuisances occasionnées par les activités maritimes dans les infrastructures portuaires. Cette initiative a pour objectif de mettre en lumière les conséquences néfastes que le trafic maritime a sur l’environnement et sur la santé des riverains. Les plaignants souhaitent que des mesures soient prises pour réduire les pollutions et améliorer la qualité de vie dans la zone portuaire. Les autorités compétentes ont donc été mises au courant de cette situation et devront répondre aux demandes formulées par les plaignants.

Vingt-cinq personnes ont porté plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et blessures involontaires. Les plaignants affirment que les mesures nécessaires pour réguler le trafic maritime et limiter la pollution de l’air et de l’eau ne sont pas prises, ce qui entraîne des atteintes graves à la santé lors des escales de navires. Les associations Cap au Nord et Alternatiba Marseille ont également porté plainte, reprochant le rejet en mer de substances nuisibles pour la flore et la faune marine et la pollution de l’eau. Ces rejets d’effluents provenant des « scrubbers » sont interdits depuis 2022, mais la réglementation n’est apparemment pas respectée.

La France a été condamnée par la Cour de Justice de l’Union européenne en 2019 pour avoir régulièrement dépassé les seuils de pollution atmosphérique autorisés par la législation européenne. Les associations estiment que la politique d’électrification des quais menée par l’établissement portuaire pour le secteur car-ferries et paquebots est restée insuffisante.

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Les avocats portant la plainte dénoncent une véritable opacité et souhaitent que la justice examine les conséquences sur la santé des riverains. D’autres personnes qui s’estimeraient victimes peuvent se joindre à la plainte grâce à une pétition de soutien lancée par l’association Stop Croisières. Outre l’action pénale, une procédure devant la justice administrative est envisagée. Les acteurs de la place portuaire phocéenne ne souhaitent pas entrer dans le jeu des associations des riverains, estimant que le monde de la croisière et du shipping en général a réalisé de nombreux efforts pour réduire la pollution atmosphérique des navires.

Lors du dernier Blue Maritime Summit, une charte de croisière durable a été signée par la Direction interrégionale de la mer Méditerranée, le CLIA (Cruise Lines International Association) et les principaux armateurs de croisière dont les navires font régulièrement escale dans le port phocéen. Le secrétaire d’État chargé de la Mer a souligné que 100 % des paquebots seront connectables au courant électrique de quai d’ici 2025. Cependant, les relations entre la communauté portuaire et maritime marseillaise et les associations de défense des riverains s’apparentent plutôt à un dialogue de sourds.

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