Dans un entrepôt, chaque colis voyage de main en main. Préparateurs, caristes, transporteurs : tous doivent comprendre en un coup d’œil comment le manipuler. Un étiquetage clair évite la casse, les erreurs et les accidents. Il devient même une obligation réglementaire pour certaines marchandises, comme les piles et batteries au lithium. Tour d’horizon des bonnes pratiques.
Pourquoi l’étiquetage est essentiel en logistique
Un colis mal identifié peut vite poser problème. Retourné, écrasé sous une palette ou exposé à l’humidité, il risque d’arriver endommagé. Les étiquettes de manutention transmettent les consignes essentielles sans un mot. Elles parlent à tous les intervenants, quelle que soit leur langue.
Pour équiper les entrepôts, de nombreuses entreprises font appel à Seton. Ce spécialiste de la signalisation et de l’identification accompagne les professionnels de l’industrie, du stockage et de la logistique. Son catalogue couvre la signalisation de sécurité, le marquage au sol et l’étiquetage des produits et des colis. Seton propose notamment des étiquettes adaptées aux contraintes du transport : adhésifs résistants, formats variés et pictogrammes normalisés. Les responsables logistiques y trouvent des solutions pour sécuriser chaque étape de la chaîne. Cette offre permet d’harmoniser l’identification des marchandises sur l’ensemble d’un site.
Les principales étiquettes de manutention
Les pictogrammes de manutention sont encadrés par la norme ISO 780. Elle garantit une signification identique partout dans le monde. Les plus courants sont :
- « Fragile », représenté par un verre, pour les contenus cassables ;
- « Haut », avec deux flèches, pour indiquer le sens du colis ;
- « Craint l’humidité », symbolisé par un parapluie ;
- « Limite de gerbage », pour éviter l’écrasement sous d’autres charges ;
- « Centre de gravité », utile pour les charges déséquilibrées.
Ces étiquettes doivent être visibles, lisibles et placées sur plusieurs faces si nécessaire. Une flèche « Haut » collée sur le dessus d’un carton n’a aucune utilité.
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Piles et batteries au lithium : un étiquetage réglementé
Les batteries au lithium sont omniprésentes : smartphones, outils sans fil, trottinettes, ordinateurs. Pourtant, elles sont classées marchandises dangereuses. En cas de court-circuit ou de choc, elles peuvent chauffer, voire s’enflammer. Leur transport obéit donc à des règles strictes.
Selon le mode de transport, plusieurs réglementations s’appliquent :
- L’ADR pour le transport routier ;
- Le code IMDG pour le transport maritime ;
- Les règles de l’OACI et de l’IATA pour le transport aérien.
Ces textes s’appuient sur les recommandations des Nations unies, publiées par la CEE-ONU. Les colis concernés doivent porter des étiquettes piles et batteries conformes.
Les marquages à connaître
Deux éléments reviennent fréquemment :
- La marque batterie au lithium : un rectangle à bordure hachurée rouge, avec le numéro ONU correspondant ;
- L’étiquette de classe 9A, dédiée aux batteries au lithium, pour les envois soumis à l’ensemble des prescriptions.
Le numéro ONU précise le type de batterie. Il distingue les batteries lithium-ion des batteries lithium métal. Il indique aussi si elles voyagent seules, emballées avec un équipement ou contenues dans celui-ci.

Les bonnes pratiques en entrepôt
Un étiquetage efficace repose sur quelques règles simples :
- Former les équipes à la lecture des pictogrammes et des marquages ;
- Choisir des étiquettes résistantes au frottement, au froid et à l’humidité ;
- Retirer les anciennes étiquettes lors de la réutilisation des cartons ;
- Vérifier la conformité avant chaque expédition de marchandises dangereuses ;
- Prévoir un stock suffisant pour ne jamais expédier sans marquage.
Les règles évoluent régulièrement. Il est donc utile de faire appel à un conseiller à la sécurité pour le transport de marchandises dangereuses lorsque l’activité l’exige.
Un petit geste, de grands enjeux
Une étiquette ne coûte presque rien. Pourtant, elle protège les marchandises, les équipes et les transporteurs. Bien choisie et bien placée, elle fluidifie toute la chaîne logistique. Pour les piles et batteries, elle devient une exigence de sécurité incontournable.



